Un « club » qui fait pousser son shit

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Un plant de cannabis (illustration).
Un plant de cannabis (illustration). — P. MAGNIEN / 20 MINUTES

Un premier « Cannabis Social Club » vient de voir le jour à Nantes. Ce « club privé » – dont les statuts ont été publiés samedi au Journal officiel – veut procurer du chanvre à ses adhérents « sans avoir recours aux réseaux de trafic de stupéfiants ». Mais aussi les « conseiller sur des pratiques de consommations saines », ou encore les « prévenir les risques éventuels liés à des consommations abusives ». Cette association « à but non lucratif » s'attend toutefois être dissoute très prochainement, dès que le procureur de la République se sera saisi de l'affaire : lundi, son homologue de Tours (Indre-et-Loire) a requis dix mois de prison avec sursis contre l'initiateur du mouvement national.

Auto-produire de l'herbe « bio »


En attendant de pouvoir en faire « une tribune politique » contre la loi actuelle, le « Cannabis Social Club Naoned 44.1 » rassemblera « vingt adhérents maximum ». « Les dix premiers le seront à but thérapeutique, pour soulager par exemple une sclérose en plaques, cancer ou glaucome », explique son président à 20 Minutes. « Les dix autres, eux, le seront à but récréatif. » Tous mutualiseront les coûts de production d'un chanvre qui aura poussé « dans du terreau bio, avec des engrais organiques et des graines sélectionnées ». « Le cannabis qu'on achète dans la rue peut être coupé avec de la farine, de l'huile de vidange ou du mercure », justifie cet homme de 28 ans, qui fume depuis dix ans pour « soigner son hyperactivité et ses troubles du sommeil ». G. F.