L'UMP dénonce une « insécurité qui monte »

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Face à ce qu'elle considère comme une « montée des vols, des agressions, des trafics » et « du sentiment d'insécurité » à Nantes, l'UMP hausse le ton. « Les habitants en ont marre, estime Sophie Jozan. C'est le résultat d'un manque de volonté politique. L'insécurité est taboue pour la majorité. Dès qu'on en parle, on se fait traiter de facho ! » Le conseil municipal a adopté vendredi un contrat annuel territorialisé de tranquilité publique. Un texte qui prévoit des actions ciblées, dans les quartiers populaires en particulier, et partagées avec les habitants, la police et la justice. « Le centre-ville est abandonné », juge l'UMP, qui préconise un renforcement de la vidéo-surveillance et des brigades de proximité. « Il y a des problèmes comme dans toutes les grandes villes, mais il n'y a pas de recrudescence, assure Gilles Nicolas, adjoint au maire. L'insécurité nécessite un travail global, sur la durée. Elle ne se traite pas par des réponses simplistes, comme le tout vidéo-surveillance. » F.B.