Les play-offs échappent encore au NVF

David Phelippeau

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La saison 2012-2013 du NVF a davantage engendré de larmes que de rires…
La saison 2012-2013 du NVF a davantage engendré de larmes que de rires… — F. Elsner/20minutes

Les années se suivent et se ressemblent au Nantes volley féminin. Neuvième lors de son entrée dans l'élite en 2010-2011 et neuvième en 2011-2012, le NVF vient d'en finir avec son troisième exercice en Ligue A avec une dixième place au classement. Encore insuffisant pour prétendre jouer les play-offs. Monique Bernard, la coprésidente, revient sur une saison qui a davantage généré des déceptions que des satisfactions.

Un objectif pas atteint. Samedi soir, lors de la réception de Venelles, le NVF a craqué (1-3). Une victoire (3-0 ou 3-1) assurait pourtant une place en play-offs… «Après trois succès, on pensait qu'on avait trouvé une dynamique d'équipe, reconnaît Bernard. On était donc hyper déçus.» Pour la troisième saison d'affilée, le NVF se maintient mais n'arrive pas à poinçonner son billet pour les play-offs. «C'est une déception. On n'a pas atteint cet objectif annoncé pourtant en début de saison.» Pour la dirigeante, le coup n'est vraiment pas passé loin. «On n'est qu'à deux points des play-offs, sachant qu'on a perdu sept fois au tie-break !» Malgré cette nouvelle désillusion, Monique Bernard estime que «c'est la meilleure équipe» que le club a eue...

Les raisons de cet échec. Monique Bernard refuse le terme d'échec. «C'est un peu fort», dit-elle. Les raisons sont multiples. «L'équipe a manqué de maturité pour gérer les moments difficiles et d'un élément moteur capable de resserrer le groupe et de faire les points…» Autre élément primordial, à entendre la dirigeante : «Le départ de Djuric (en janvier) nous coûte très cher. On a mis du temps pour trouver le système de jeu sans elle.» Son départ subit coïncide d'ailleurs avec la mauvaise passe de l'équipe. «On s'est même demandé comment on allait s'en sortir…» A un moment de la saison, le NVF a en effet flirté avec la relégation.

Une stabilité au sein du groupe pro ? La saison est terminée pour les joueuses. Le travail commence pour le staff et les dirigeants. Toutes les filles sont en fin de contrat. «L'idéal serait de stabiliser le groupe», avoue Bernard. Une coprésidente qui confirme dans leurs fonctions les coachs (Quinquis et Duvivier) et qui se projette déjà sur la saison à venir. «La Ligue A est un grand apprentissage. On le parfait lentement. Après, il ne faut pas qu'on reste à cette place car le moyen finit toujours par devenir du mauvais. Il va falloir franchir le cap très vite.» Le club devrait augmenter sensiblement son budget (de 670 000 € cette saison) avec l'apport de sponsors privés.