L'année de la rupture

Julien Ropert

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Les amants passagers, dernier film de Pedro Almodovar.
Les amants passagers, dernier film de Pedro Almodovar. — PAOLA Ardizzoni, Emilio Pereda/El Deseo

En Espagne, la crise n'épargne personne, surtout pas le cinéma. De l'autre côté des Pyrénées, le septième art prend de plein fouet les répercussions du contexte économique, avec une production en baisse et un coup de rabot spectaculaire dans les subventions qui lui sont accordées. Une situation qui n'est pourtant pas nouvelle pour un cinéma que Pedro Almodovar décrivait il y a peu comme «un malade chronique qui a une santé de fer».

Marges intégrées


Pour sa 23e édition, le Festival du cinéma espagnol de Nantes a donc décidé d'en faire sa thématique. «La question qui nous est posée, c'est comment faire du cinéma dans un temps de crise à la fois économique, mais aussi sociale, questionne Pilar Martinez Vasseur, directrice de la manifestation. Le cinéma espagnol n'a jamais écarté ses marges, il les a toujours intégrées.» C'est donc une programmation aussi riche (57 films) que lucide sur l'Espagne actuelle qui sera proposée. Un regard sans faux-semblant très apprécié des Nantais : l'an dernier, 23 000 personnes avaient franchi les portes du Katorza pour prendre leur dose d'ibérité.

■ Pratique

Du mercredi 27 au mardi 9 avril, au Katorza, 3, rue Corneille à Nantes, mais aussi à Cosmopolis et au théâtre Graslin. Séance : de 3,60 € à 6,20 €. www.cinespagnol-nantes.com