Un Nantes rezé à mi-temps, mais dans le dernier carré

David Phelippeau

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Yuliya Andreyeva a concassé à elle seule Arras dans le 3e quart-temps.
Yuliya Andreyeva a concassé à elle seule Arras dans le 3e quart-temps. — F. Elsner/20minutes

Pour la deuxième année d'affilée, les filles de Nantes Rezé joueront la demi-finale de la Coupe de France, dont le tirage aura lieu, ce mercredi, à Paris. Mardi soir, à Mangin, le NRB, éliminé la saison dernière par Arras, n'est cette fois-ci pas tombé face à cette formation, pourtant tenante du titre. Un succès facile (84-62) construit quasiment sur le seul troisième quart-temps (un 28-4 rédhibitoire pour les Arrageoises!). Dix minutes durant lesquelles les Nordistes, qui menaient pourtant à la pause (35-41), ont fait peine à voir devant les assauts à longue distance des Aubert, Andreyeva et Benett (sept paniers à trois points dans ce quart-temps). «Il ne s'est rien dit d'exceptionnel à la pause, confie la capitaine Caroline Aubert. Manu (le coach) nous a dit qu'on ne pouvait pas faire plus mal en attaque... Mais, pour moi, le problème était en défense, il fallait qu'on resserre la vis. Quand on s'est mis à défendre , on leur a fait très mal.» Ajoutons à cela l'adresse retrouvée de certaines joueuses, ça donne «un troisième quart-temps du tonnerre», aux dires du coach Emmanuel Coeuret. Avec une Andreyeva de feu. «A la pause, je lui ai dit :»Prends tes shoots !«, poursuit Aubert. Elle m'a bien entendu. Quand elle commence, elle ne s'arrête plus. Et on a eu l'intelligence de la gaver de ballon. C'est vraiment une belle victoire collective, ce soir. »

A l'issue de la rencontre, le coach Coeuret admettra effectivement ne pas avoir hausser le ton à la pause. «Je leur ai dit de jouer tout simplement. On ne tirait pas. On n'avait aucune intention dans le jeu. En première mi-temps, on s'est bien fait chier. Andreyeva était transparente, Ngoyisa avait peur du vent qui soufflait dans la raquette... » Le cyclone NRB a ensuite tout emporté. «Trois victoires de suite. Pourvu que ça dure comme disait Lafesse », conclut le coach, tout sourire.