Jenna Hagglund, le goût de l'aventure

Julien Ropert

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A seulement 23 ans, l'Américaine a pris les commandes de l'attaque du NVF.
A seulement 23 ans, l'Américaine a pris les commandes de l'attaque du NVF. — F. Elsner/20 Minutes

Elle pourrait presque jouer pour le Nantes-Saint-Herblain Football Féminin. Issue d'une famille très sportive de l'Ohio, la passeuse du NVF Jenna Hagglund a en effet longtemps pratiqué le «soccer». Mais une fois initiée au volley, elle a vite délaissé les crampons. «C'est un sport assez unique, explique l'Américaine de 23 ans. Tout repose sur la composition, les interactions entre les joueuses. Et c'est un sport très émotionnel.» Un sport qu'elle pratiquera au plus haut niveau universitaire à l'Université de Washington, à Seattle. Mais les Etats-Unis n'ont pas de championnat de volley professionnel. «Le temps dans ma vie où je peux être une athlète professionnelle est court. Et ça me permet d'aller vivre dans un autre pays jusqu'à dix mois par ans. Quand je me lève, chaque matin, je me dis que je vais aller jouer, pas aller travailler, c'est très différent.» Jenna choisit donc l'exil. Avec gourmandise. «Pour moi, vivre à l'étranger est une vraie aventure. Apprendre une nouvelle culture, un nouveau langage, j'adore. Mais ma famille, mes amis me manquent. Parfois c'est dur. C'est à double tranchant.»

Après-midi libre?


L'an dernier, elle passe un an en Autriche, où ses progrès linguistiques seront minces. «Notre phrase préférée était» Nachmittag Frei «, ce qui veut dire» après-midi libre ? «L'allemand, c'est très dur ! Cette année, nous avons eu des cours. Je ne suis pas bonne, mais je comprends beaucoup plus.» L'expérience nantaise l'a séduite. De là à prolonger le bail, il est encore un peu tôt. «J'ai vraiment beaucoup apprécié la France, et surtout Nantes. Les gens sont très agréables. J'étais un peu sceptique au départ, mais jusqu'ici, j'ai vraiment apprécié. Pour l'an prochain, je suis encore en train de réfléchir. Ce serait bien de voir un autre pays, mais en même temps, je me sens bien à Nantes.»