«Si on avait un ou deux connards, on serait en danger»

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Engluée en milieu de tableau (13e), l'Hermine connaît une saison terne. Explications avec Guillaume Quintard, un entraîneur particulièrement frustré.

Si on parle de saison morose pour l'Hermine, ça vous paraît juste ?

Non, ça ne me convient pas. Mais force est de constater qu'on n'arrive pas à passer le cap qui pourrait mettre un peu de piment. Je parlerais plus de frustration, parce que le groupe est sain et travaille bien. Mais on n'arrive pas à se récompenser. Ça me fait chier, parce que si tout va bien, on peut aller chercher les play-offs. Mais cette année, on a des joueurs qui ne sont pas à la hauteur de ce qu'on attendait à des postes clés.

Le club est-il à sa place ?

Qu'on ambitionne mieux, qu'on soit déçu d'être là, oui. Mais c'est notre place. Ce n'est pas loin d'être en rapport avec notre masse salariale, mais on a une organisation bien plus performante que dans d'autres clubs, on devrait en profiter pour être un peu plus haut que notre masse salariale stricte.

Vous prenez quand même du plaisir ?

Avec les mecs, oui. Si on avait un ou deux connards dans le groupe, on serait en danger. On a un groupe de mecs intègres, loyaux. Le gendre idéal, c'est le prototype du joueur de Nantes. Ça manque de tueurs, mais c'est aussi là-dessus qu'on construit notre truc.

propos Recueillis par J. R.

■ le match des retrouvailles

Demain, c'est un déplacement peu ordinaire qui attend Guillaume Quintard et les joueurs de l'Hermine, à l'occasion de la 25e journée de Pro B. Les Nantais (13e) se rendront à Aix-Maurienne (10e), équipe que Guillaume Quintard a dirigée pendant trois saisons. Côté savoyard, on retrouvera sur le banc son prédécesseur sur le banc de l'Hermine, Antoine Michon.