La santé pas facile d'accès

Frédéric Brenon
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L'agence régionale de santé (ARS) a présenté mardi son plan de lutte contre les déserts médicaux en Pays de la Loire. L'accès de tous les Français à des soins de qualité sur l'ensemble du territoire est en effet une «priorité absolue» pour le gouvernement.

La situation régionale est-elle grave ? Contrairement à d'autres régions moins peuplées et attractives, les Pays de la Loire sont « modérément touchés par le manque de services de soins ». Il n'en existe pas moins de véritables « fragilités », en particulier dans les départements de Mayenne et de Sarthe et, à un degré moindre, au sud de la Vendée et au nord du Maine-et-Loire.

«On parle beaucoup des médecins généralistes mais les inquiétudes portent aussi sur des spécialistes comme les chirurgiens-dentistes, les kinés et, même les pharmaciens dans les territoires ruraux », note Marie-Sophie Desaulle, directrice de l'ARS. Un manque de radiologues, d'ophtalmologues et de pédiatres est aussi relevé, au grand dam de certains hôpitaux locaux « qui peinent à recruter ». Quant aux soins d'urgence, 140 000 personnes résident à plus de 30 minutes, ce qui est « trop ». L'ouest du Pays de Retz et le secteur de Blain-Nozay en Loire-Atlantique, de même que la région de Pouzauges en Vendée, font partie des zones jugées trop éloignées.

Quelles sont les solutions ? Douze objectifs ont été fixés pour améliorer la situation. Les plus emblématiques sont l'organisation de stages en médecine générale pour 100 % des étudiants en médecine, la fourniture de vingt bourses par an aux étudiants s'engageant à exercer dans des lieux de fragilité, le développement de la télémédecine, ou la possibilité faite aux médecins salariés d'exercer en libéral dans les zones fragiles. Et pour garantir d'ici à 2015 un meilleur accès aux soins urgents, l'ARS veut « augmenter sensiblement le nombre de médecins correspondants du SAMU ». Elle réfléchit également à la mise en service d'un second hélicoptère, qui pourrait être basé à Angers en hiver et sur le littoral en été.

■ L'eau potable jugée de « bonne qualité »

L'ARS a également dévoilé mardi un bilan régional de la qualité de l'eau potable. Aucun défaut ou alerte n'ont été signalés, seulement une vigilance renforcée sur la présence excessive (mais sans danger) de résidus organiques. « Les Ligériens peuvent boire en paix », conclut l'ARS.