Georges Courtois se donne en spectacle face aux jurés

©2006 20 minutes

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Accoudé à la vitre du box des accusés, on le croirait au bord du zinc d'un café. Jugé pour le braquage de trois supérettes nantaises en 2000, Georges Courtois a fait preuve hier d'une gouaille sans pareille face aux jurés de la cour d'assises de Loire-Atlantique, lors de l'examen de sa personnalité. Multipliant les bons mots et les plaisanteries, l'homme – qui s'était fait connaître en 1985 en prenant en otage la même cour d'assises – a offert un contraste saisissant avec son complice présumé. « J'ai eu un déclic à la naissance de ma fille en décembre 2001, raconte Michel Dumez. En me levant deux fois par nuit pour lui donner le biberon, j'ai pris conscience de mes responsabilités. » Des « interrogations » subsistent toutefois dans l'esprit du président, qui fait remarquer que l'intéressé avait de nouveau tenté de braquer l'une des trois supérettes concernées... en février 2002.

G. F.