L'avenir de la fac en questions

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Alors qu'il entame sa dernière année à la tête de l'université de Nantes, le président François Resche fait le point sur les grands dossiers de cette rentrée 2006-2007.

Les effectifs Ils sont en baisse : 6 390 nouveaux bacheliers inscrits contre 6 652 l'an passé. Si les IUT sont de plus en plus fréquentés, les filières droit, LEA, géographie, ou philosophie séduisent moins qu'avant. D'autres, comme psychologie ou Staps, ont limité leur nombre d'inscrits. Au total, les facs nantaises accueilleront 32 500 étudiants.

Les projets Dans le cadre de son plan quadriennal 2008-2011, l'université veut développer la formation « pour que toutes les filières puissent proposer au moins une licence professionnelle ». D'autres chantiers sont planifiés, dont la restructuration du bâtiment Tertre, une bibliothèque de psychologie, la nouvelle fac de médecine ou l'installation des deux départements IUT sur le site de Carquefou. Le bâtiment Morrhonnière pourrait être restructuré pour « y développer la maison des services et y installer la présidence de l'université ».

Les moyens des universités « Ils sont deux fois plus faibles que ceux alloués aux grandes écoles. On a l'impression que l'avenir des universités n'intéresse pas les politiques. »

L'orientation « Faire croire aux bacheliers qu'ils pourront s'inscrire dans toutes les filières, c'est leur mentir. Il n'y a pas de débouchés pour tous. Le travail d'orientation doit être mené dès le collège, pour éviter un gâchis humain ».

Le CPE « Il n'y a pas eu d'effet CPE sur les examens. A Nantes, cette crise a été difficile mais sans drames, ni agressions physiques. Et c'est le principal. »

Frédéric Brenon