La droite se prépare déjà

Antoine Gazeau

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Pour Sophie Jozan (UMP), la question de la tête de liste ne se pose pas encore.
Pour Sophie Jozan (UMP), la question de la tête de liste ne se pose pas encore. — Archives F. Elsner/20 Minutes

Officiellement, ça n'a rien changé. En septembre dernier, l'assurance par Franck Louvrier (UMP), conseiller régional et ancien « Monsieur médias » de Nicolas Sarkozy, qu'il ne briguerait pas la mairie de Nantes en 2014 a « écarté une hypothèse, mais chacun s'y attendait un peu », selon le centriste Hervé Grélard (UDI). Lui en est certain : dans un contexte national sans doute favorable et dans une ambiance locale de transition, « la grande fenêtre de tir de 2014 ne se représentera pas de sitôt ». Mais la question demeure : qui mènerait le combat ?

Rassemblement UMP-UDI


Officiellement, le sujet n'est pas à l'ordre du jour. Dans l'idéal, selon la conseillère municipale Laurence Garnier (UMP), le candidat devrait être choisi « avant l'été, pour démarrer la campagne à plein dès septembre 2013 ». Mais « ce serait une erreur de se focaliser sur la question du leader ». Un de ses collègues en dresse quand même le portrait idéal : il ou elle devra savoir fédérer, jouir d'une réelle notoriété parmi les acteurs locaux, être crédible et « en phase avec la sociologie nantaise ». Jeune ? « En tout cas, la stratégie ne doit pas s'élaborer en fonction du camp d'en face », pense Hervé Grélard. Dans l'opposition municipale, la chef de file Sophie Jozan et le conseiller général Julien Bainvel sont pressentis. Les noms de François Pinte, le patron de l'UMP 44, et de Joël Guerriau (UDI), sénateur-maire de Saint-Sébastien-sur-Loire, reviennent aussi souvent. Personne, bien sûr, n'est candidat.

Car officiellement, l'heure est au « rassemblement » et au travail de terrain pour nourrir le projet. Le premier devrait se mettre en place sans anicroche entre UMP et UDI : la récente réunion des deux groupes de droite au sein de Nantes-Métropole est un signal fort. Côté projet, la droite dit aussi s'inspirer du terrain, via, au moins, une opération mensuelle par quartier. Elle sera aussi attendue sur quelques grands projets structurants. Sur le déménagement du CHU, par exemple, note Julien Bainvel, « rien n'est définitivement acté ». Officiellement. ■

■ De l'éventualité d'Une primaire…

Une primaire à droite ? « Si aucun candidat ne fait consensus, pourquoi pas », concède Sophie Jozan sans conviction. Hervé Grélard doute : « Il n'y a pas une multitude de très bons candidats… » « Elle permettrait d'occuper le terrain », défend Romain Le Junter (UMP), qui pourrait postuler. Des risques ? La bataille Copé-Fillon n'a pas été très violente à Nantes.