Encore 3000 décès par an, mais la mortalité ne progresse plus

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Sur la période étudiée (2007-2009), la maladie cancéreuse a été responsable de 3027 décès par an en Loire-Atlantique. Une tendance stable depuis 1998, voire même en légère baisse depuis 2006, et ce grâce aux progrès de la médecine et au travail de prévention .

Poumon, le plus meurtrier


Plus exposés aux risques, les hommes sont logiquement les plus touchés (60 % des décès). Le taux de mortalité masculin observé dans le département est d'ailleurs supérieur à la moyenne nationale, d'environ 9 %. Les cancers du poumon (491 décès par an) et du côlon-rectum (335) sont ceux qui tuent le plus. Le cancer du sein est toutefois celui qui entraîne le plus de décès chez les femmes ligériennes. Les cancers du foie et de la prostate sont également très meurtriers chez les hommes. « Le facteur de risque principal du cancer du poumon est le tabac, sur lequel on peut agir, souligne le Dr Molinié. Quant aux cancers liés à l'alcool, leurs pronostics de survie ne sont pas bons. Il faut l'avoir à l'esprit. » ■ F.B.