Une convention à fleur de peau à la Trocardière

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Têtes de mort imprimées sur le t-shirt, piercings, cheveux rasés. Ce week-end, à la Trocardière, 3 000 tatoueurs et tatoués ont parlé tatouage lors de la première convention nantaise de cet art. Aujourd'hui, se faire graver un symbole tribal sur la peau n'est plus l'apanage des punks et des gothiques. « Mais il faut être un vrai passionné pour venir dans une convention », raconte Yann, tatoueur vannetais, l'un des organisateurs de l'événement. Laetitia est de ceux-là. « Je suis venue voir comment les pros travaillent, note-t-elle. J'aimerais bien tatouer moi aussi, je vais montrer mes dessins et demander des conseils. » Alexandre, tatoueur portugais, précise : « On ne vient pas là pour faire du chiffre. On est ici pour trouver de nouvelles idées et voir l'évolution des dessins. »

Une soixantaine de tatoueurs avaient fait le déplacement, d'Espagne, des Etats-Unis ou même du Japon. Ce qui place d'emblée Nantes parmi les grandes conventions françaises. Grâce à ce succès, les organisateurs ont bien l'intention de faire de cette première un rendez-vous annuel.

G. Lecaplain