Graslin est déjà fermée aux voitures

Frédéric Brenon

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La nouvelle est encore mal comprise, à en juger par le nombre d'automobilistes aperçus en errance sur la place. Il faudra pourtant s'y faire : la place Graslin est depuis lundi matin fermée à toute circulation. La situation restera telle quelle pendant au moins neuf mois, le temps que les engins de chantier redonnent une beauté au site en le garnissant de pavés, d'une fontaine, de vasques fleuries et de lampadaires design.

Mais en octobre prochain, lorsque Graslin affichera son nouvel éclat, l'accès aux voitures ne sera réautorisé qu'entre les rues Racine et Piron uniquement. Tous les autres débouchés habituels (Jean-Jacques-Rousseau, Voltaire, Molière, Racine dans le sens montant) seront réservés aux piétons ou aux bus.

Modifier ses habitudes


« La circulation du secteur est quasiment déjà dans sa configuration définitive, explique Alain Robert, adjoint (PS) au maire. Cette place emblématique, qui était surtout un véritable carrefour traversé par 25 000 véhicules chaque jour, retrouvera en octobre le lustre qu'elle mérite. Comme la place Royale il y a cinq ans. Cela s'inscrit dans notre souhait d'un centre-ville attractif et apaisé. Il faut apprendre dès maintenant à modifier ses habitudes : changer d'itinéraire ou de mode de transport. »

Inquiétudes et envies


Si l'UMP craint un «report de circulation» – vers le quai de la Fosse en particulier – et de «sérieuses difficultés de stationnement», les commerçants du centre-ville préfèrent faire le dos rond. « Il y a forcément des inquiétudes, notamment pour l'accessibilité future aux boutiques, avance Hugues Frioux, au nom de l'association Plein centre. Mais les commerçants n'ont plus peur de la piétonnisation. On sait que ce projet va valoriser nos vitrines et terrasses. Graslin deviendra une place de rendez-vous et non plus de passage. La période de travaux est délicate et les clients auront de nouvelles habitudes à prendre, mais le meilleur est à venir. » ■