Floraison de logements sur l'île de Nantes après l'été

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C'est l'un des plus grands projets urbains de France. Entamé il y a plus de quatre ans, le réaménagement de l'île de Nantes se poursuit à vitesse grand V. L'heure est maintenant venue pour les nouveaux immeubles d'habitat de sortir de terre les uns après les autres. « L'objectif en la matière est la construction sur vingt ans d'environ 6 500 logements neufs, soit 250 à 350 par an », rappelle Patrick Rimbert, vice-président de Nantes métropole.

A ce jour, 1 835 immeubles sont déjà engagés au moins au stade du permis de construire. Le premier lot (Marie Galante, 68 appartements) vient tout juste d'être habité. Et seize chantiers sont en cours, pour un total de 862 logements livrés d'ici à la fin 2008. « Le rythme de progression est optimum, on ne pourrait pas aller plus vite ! », assure Laurent Théry, directeur de la Samoa, pilote du projet. « Il n'y a pas que la quantité qui compte, précise Patrick Rimbert, il y a aussi la typologie sociale de l'habitat. » D'ici à deux ans, 430 logements sociaux sortiront de terre (soit une moyenne de 23,4 %). « Notre choix est de favoriser la mixité, ajoute l'élu. Sur l'île de Nantes, tout le monde aura sa place, y compris sur les bords de Loire. » Représentants à eux deux 55 % des appartements neufs, les T3 et T4 auront aussi la part belle. Une programmation pensée « pour attirer les familles et les propriétaires occupants plutôt que les investisseurs ». Il en coûtera de 2 650 euros à 3 145 euros le mètre carré habitable. En comparaison, les logements anciens sur l'île s'échangent pour l'heure autour de 1 898 euros le mètre carré.

Frédéric Brenon