L'Ofup a toujours mauvaise presse à la fac

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A l'université, les vendeurs de l'Ofup ne sont plus en odeur de sainteté. Plusieurs « incidents » diplomatiques ont de nouveau éclaté cet été entre la présidence et l'Office universitaire de presse (Ofup). Spécialisée dans la vente d'abonnements aux lycéens et étudiants, la société avait déjà été mise à la porte des facs il y a dix-huit mois en raison de ses « méthodes commerciales agressives ».

En juin, l'Ofup aurait demandé à la mairie l'autorisation d'être présent sur la voie publique au moment des inscriptions, en se prévalant du feu vert de l'université. « Mensonge grossier », selon Manuel Canévet, le directeur de cabinet du président de la fac. « C'était pour recruter des vendeurs dans les lycées », se défend Nicolas Durox, directeur régional pour l'Ofup. Peine perdue, la mairie n'accordera pas d'autorisation. Des jeunes seront aussi interceptés dans les halls au moment des inscriptions. Avec des tracts de l'Ofup à la main, mais toujours sans autorisation.

En attendant, les relations tendues entre l'Ofup et la fac ont des répercussions sur les jobs étudiants. « Soixante » d'entre eux ont été supprimés, selon la société, soit « les deux tiers » de ses effectifs nantais. « Ils veulent nous faire pleurer, mais nous n'avons pas de scrupules face à ce système de vente pyramidal », rétorque Manuel Canévet... qui fut lui-même conseiller info-presse à l'Ofup, lors de ses années de fac.

G. Frouin

L'éviction de l'Ofup répond à la volonté d'« épurer les chaînes d'inscription ». « C'est un moment de stress pour les nouveaux étudiants, et les vendeurs leur sautaient dessus », justifie Manuel Canévet.