Bacs gratuits, mention bien

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Promise par l'actuelle majorité départementale à l'époque où elle était encore dans l'opposition, la gratuité des bacs de Loire est devenue réalité le 1er septembre 2005. Un an après, l'impact de la mesure est sensible. La fréquentation a augmenté de plus de 55 % sur les deux liaisons Couëron-Le Pellerin et Basse-Indre-Indret. « On est passé de 548 000 véhicules en 2005 à 800 000 depuis un an. Près d'1,7 million de personnes ont traversé la Loire par les bacs. C'est spectaculaire ! », constate Bernard Deniaud, premier vice-président du conseil général.

Ce succès indéniable se paie au niveau des embarcadères, où les files d'attente sont plus longues et où les impatients donnent de la voix. « Depuis la gratuité, c'est devenu pénible. Ça va parfois plus vite de traverser par le pont de Cheviré », raconte Michel, à Couëron. « Il ne faut pas raisonner en égoïste. Le plus grand nombre a été satisfait », estime Maurice, à Basse-Indre. « Le point noir, c'est surtout Le Pellerin, car l'embarcadère est situé en centre-ville, reconnaît Bernard Deniaud. Mais il est hors de question de revenir sur la gratuité. Mieux vaut améliorer le trafic. »

Le conseil général fera ainsi inscrire au budget primitif 2007 l'achat d'un navire supplémentaire, plus grand (peut-être 40 places) et plus moderne que les trois bacs actuels. Sa mise en service pourrait s'effectuer en 2009. Le département prépare aussi une signalétique indiquant les temps d'attente. Et réfléchit avec la TAN au transport de bus par le bac.

F. Brenon