L'ancien palais de justice est devenu un hôtel de luxe

Frédéric Brenon

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Vues sur l'ancienne cour d'assises, une des suites suréquipées, et de la salle des pas perdus transformée en hall.
Vues sur l'ancienne cour d'assises, une des suites suréquipées, et de la salle des pas perdus transformée en hall. — F. Elsner/20 Minutes

Il ouvrira ses portes le 19 novembre. Mais d'ores et déjà, après deux ans de travaux, le nouvel hôtel quatre étoiles Radisson blu est prêt. Une centaine d'invités ont eu le privilège de le visiter en avant-première jeudi et ainsi découvrir ce qu'il était advenu de l'ancien palais justice de Nantes. Car c'est bien cela qui fait l'originalité du projet : l'emblématique bâtiment de la place Aristide-Briand, construit en 1851 puis laissé à l'abandon en 2000, a été transformé en un établissement haut de gamme, tout en conservant son identité. « Une reconversion unique en Europe », assure son directeur, Cyril Casabo. Le premier changement notable se trouve dès l'entrée : l'immense escalier de pierre, débarrassé de ses deux énormes lions, a été scindé en son centre pour créer un accès direct depuis le parvis. Juste au-dessus, la façade restaurée a été percée pour faire pénétrer la lumière. A l'intérieur, l'ancienne salle des pas perdus est désormais un lobby majestueux aux accents rougeoyants. Les colonnes, le carrelage, les moulures, la verrière sont toujours là. L'ancienne cour d'assises, elle, est devenue un restaurant et l'estrade du président sa cave à vin. Les cours civile et correctionnelle ont, en revanche, totalement disparu. On trouve à leur place des salles de séminaire, d'exposition et un espace bien-être.
Au nombre de 142, les chambres se répartissent sur les quatre niveaux du bâtiment. De la catégorie standard (25 m2) aux suites suréquipées (60 m2), toutes proposent un mobilier design mariant le clair-obscur et des illustrations du patrimoine nantais. Certaines offrent tout de même l'ancienne prison voisine pour point de vue. Prix de l'expérience : de 140 € à 300 € la nuit.