De Ligonnès, un pratiquant nantais très médiatique

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S'il reste méconnu du grand public, le stand de tir de Nantes s'est retrouvé l'an passé sous les feux des projecteurs à cause de l'un de ses pratiquants : Xavier Dupont de Ligonnès, assassin présumé de son épouse et de ses quatre enfants en avril 2011. L'homme, porté disparu depuis, avait effectué une initiation, puis obtenu sa licence quatre mois avant le drame. Il s'était entraîné avec un 22 Long rifle, le même calibre que celui utilisé lors de la tuerie. Il y avait également emmené ses trois fils, deux ayant débuté une initiation.
S'il reconnaît que l'affaire a « traumatisé » l'ensemble du club, son président, Alain Neutre, rejette aujourd'hui tout sentiment de culpabilité. « On ne pouvait rien savoir, confie-t-il. Il était poli, pas plus bavard que cela. Il disposait comme tous les licenciés, d'un certificat médical d'aptitudes psychiques. Ce n'était pas écrit « assassin en puissance » sur son front. La manière dont a été tuée cette famille, à bout portant, ne nécessitait pas d'être un bon tireur. Ça n'a rien à voir avec ce qu'on a pu lui enseigner. En comparaison, on a encore plus mal vécu le suicide d'un de nos licenciés sur le pas de tir en 2009. »F.B.