Les crémations ont la cote

Frédéric Brenon
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   C'est une tendance de fond. De plus en plus d'habitants privilégient la crémation à l'enterrement lorsque la vie s'arrête. Les crémations représentent aujourd'hui 40 % des funérailles dans l'agglomération nantaise, et même environ 50 % sur la seule ville de Nantes. Un taux très supérieur à la moyenne nationale (environ 30 %).
  « La crémation ne cesse de progresser, en particulier en milieu urbain, confirme Stéphane Gachet, responsable du service Opérations citoyennes à la mairie de Nantes. D'après les prévisions, le taux sur l'agglomération devrait atteindre 50 % d'ici 2030. Cela s'explique par l'éloignement géographique des familles qui complique l'entretien des sépultures, par l'évolution favorable des autorités religieuses sur le sujet, par les aspects environnementaux aussi. Sur le coût, en revanche, il n'y a pas de différence significative par rapport à une inhumation. » 

 Cinq à six jours d'attente
Au crématorium du cimetière-parc de Nantes, seul site funéraire équipé pour ce procédé dans l'agglomération, le volume d'incinérations a été mutiplié par six en vingt ans. Il culmine désormais à environ 2300 par an. Le seuil de saturation est atteint. « Nos deux fours fonctionnent déjà à plein. On arrive encore à gérer, sauf lorsqu'il y a des travaux de maintenance. On renvoie alors les familles sur Saint-Nazaire, Cholet ou La Roche-sur-Yon », indique Stéphane Gachet. Pour mieux répondre à toutes les demandes, Nantes métropole a donc décidé de construire un second crématorium communautaire. Il ouvrira, fin 2017, sur le futur pôle funéraire de Saint-Jean-de-Boiseau. Evalué à 3 millions d'euros, il sera lui aussi doté de deux fours. « Cette création au sud-Loire est une excellente nouvelle, insiste Stéphane Gachet. Cela permettra peut-être de diminuer les délais d'attente, qui aujourd'hui varient de cinq à six jours. » 

tarifs en hausse

L'UFC Que Choisir critique la hausse des tarifs de crémation à Nantes. En 2013, ceux-ci s'élèveront à 594 € (cérémonie incluse), contre 513 € en 2010. C'est la société gestionnaire OGF qui perçoit les recettes. La ville de Nantes touche une redevance.