Heurts d'hiver sur la ZAD

Guillaume Frouin

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Les forces de l'ordre ont procédé mardi à leur troisième vague d'expulsions.
Les forces de l'ordre ont procédé mardi à leur troisième vague d'expulsions. — F. Elsner / 20 Minutes

La tension est brusquement remontée d'un cran, ce mardi, sur la « zone d'aménagement différé » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes. La troisième vague d'expulsions de maisons et terrains squattés a en effet donné lieu à de nouveaux affrontements entre forces de l'ordre et militants anticapitalistes. Six gendarmes ont ainsi été « légèrement blessés », d'après la préfecture, tandis que six opposants l'ont été « par des tirs de flash-ball et de grenades assourdissantes », selon leur communiqué.

Des opposants plus nombreux
Selon la préfecture de Loire-Atlantique, les opposants étaient « très déterminés », et leur nombre avait « notablement augmenté ce week-end, suite aux nombreux appels relayés sur les sites internet ». « Barricades en feu » et « tranchées » à travers la route ont ainsi accueilli les gendarmes ce mardi. « Des centaines de personnes sont arrivées pour apporter leur soutien, nourriture, vêtements et matériel », confirme Camille, une opposante de 34 ans. « Ils viennent pour participer à cette lutte, et pour s'installer pour les semaines et les mois à venir. » Une « manifestation de réoccupation » des terrains évacués est en effet d'ores et déjà programmée pour le 17 novembre.

Agriculteurs

Environ 200 personnes et une trentaine de tracteurs se sont rassemblés mardi matin dans le bourg, en soutien aux occupants de la « zone à défendre ».