Les radars se font attendre

Frédéric Brenon

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Radar « discriminant », périph sud.
Radar « discriminant », périph sud. — F. Elsner/20 Minutes

Reconnaissables à leur silhouette noire longiligne, les premiers radars « discriminants » de Loire-Atlantique sont déjà installés. Mais rassurez-vous, ils ne flashent pas encore. Ces machines ont la particularité de différencier la vitesse maximum autorisée des poids-lourds et celle des véhicules légers. Le département en comptabilise quatre : deux sur le périphérique sud au niveau de la porte des Sorinières, deux sur l'échangeur de l'A811 à Sainte-Luce. Initialement prévue pour l'été, leur mise en service attendra encore quelques jours. L'Etat attend en effet « l'adoption d'un arrêté préfectoral indiquant précisément les vitesses autorisées pour chaque type de véhicule. » Cela, afin « d'éviter des recours ».

Des raisons « budgétaires »
Pour le reste, la vague annoncée de nouveaux radars d'ici la fin d'année 2012 n'aura pas lieu. Cinq boîtiers automatiques de vitesse sont en effet repoussés à 2013 « pour des questions budgétaires » : à Port-Saint-Père, Blain, Donges, Mouzeil, et Saint-Molf. A Thouaré, le radar de la RD 768 est lui aussi ajourné pour « motifs techniques ». Les deux radars de franchissement de passage à niveau de la Haye-Fouassière et de Sainte-Pazanne devraient, eux, entrer en service avant janvier. Quant aux fameux radars « tronçons », qui contrôlent depuis septembre la vitesse moyenne parcourue sur 3 km de part et d'autre du Pont de Saint-Nazaire, l'expérimentation n'est « pas encore jugée significative » en raison de « dysfonctionnements manifestes », indiquent les services de l'Etat. La Loire-Atlantique totalise à ce jour une quarantaine de radars fixes.

67 morts sur les routes depuis janvier

Souhaitant contribuer à l'engagement national de moins de 3 000 tués sur les routes, la préfecture de Loire-Atlantique s'était fixée comme objectif de ne « pas dépasser 60 morts en 2012 ». Un vœu qui ne sera pas respecté puisque 67 personnes ont déjà perdu la vie depuis janvier. La faute notamment à six premiers mois 2012 jugés « catastrophiques ». La vitesse et, surtout, l'alcool au volant sont les principaux responsables.