Flambée de violences à la Semitan

Guillaume Frouin

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Les syndicats réclament la présence d'un second agent aux côtés du chauffeur, entre autres.
Les syndicats réclament la présence d'un second agent aux côtés du chauffeur, entre autres. — F. Elsner / 20 Minutes

Ce jeudi après-midi, il n'y aura ni «action flamboyante», ni manifestation devant la préfecture. Juste « une réunion informelle » entre les syndicats de la Semitan et le directeur de cabinet du nouveau préfet, pour obtenir des «solutions durables» à la flambée de violences contre les agents des transports en commun. « De deux agressions physiques par mois en 2008, nous sommes passés à dix cette année », rapporte Louis-Axel Bourgé, élu (CFTC) au comité d'entreprise. Crachats, coups de poings et bousculades se sont ainsi multipliés, notamment dans les quartiers nord de Nantes et à Bellevue. La déléguée syndicale SUD - qui sera de la réunion en préfecture - a elle-même été prise à partie à Malakoff, le 11 août, par un passager de son bus: elle ne s'était pas arrêtée à l’endroit qu’il lui avait demandé, qui n’était pas une station. . Bilan: trois semaines d'interruption de travail.

Une vitre anti-agressions
Une première réponse a été apportée par la direction : une vitre amovible va désormais protéger tous les chauffeurs de bus. En cas de danger, elle pourra être remontée « en deux secondes », explique-t-on du côté des syndicats. Mais ces derniers en veulent plus. Ils réclament notamment des effectifs supplémentaires pour la Brigade de sécurité des Transports publics (BSTC), qui dépend de la police nationale. La présence d'un second agent aux côtés du conducteur, sur certaines lignes et à certaines heures, est également souhaitée par les personnels.