Municipales à Bordeaux : Le socialiste Alain Anziani élu à la présidence de la métropole

ELECTION Après la ville, c’est la métropole de Bordeaux qui bascule à son tour à gauche : le maire de Mérignac a été élu à sa tête

D.Bd avec AFP

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Le maire de Mérignac Alain Anziani (PS)
Le maire de Mérignac Alain Anziani (PS) — Mickaël Bosredon/20 Minutes

Après la ville de Bordeaux, qui a élu à la surprise générale l’écologiste Pierre Hurmic à sa tête, c’est au tour de la métropole de basculer à gauche. Le maire de Mérignac Alain Anziani (PS) a été élu à sa présidence ce vendredi. Bordeaux métropole est un regroupement de 28 communes, où vivent près de 800.000 habitants. Jusque-là, la métropole vivait sur un principe de cogestion droite-gauche, initié par son premier président Jacques Chaban-Delmas en 1967.

Les résultats des municipales à Bordeaux

Dans la foulée de son élection, Pierre Hurmic avait prévenu qu’il souhaitait mettre un terme à ce système. La cogestion, « c’est un système de troc entre maires. C’est toujours fait au détriment de l’intérêt général métropolitain […] qui n’est pas l’addition des intérêts strictement municipaux. Le fonctionnement de la métropole c’est un peu “tu votes mon grand stade, je vote ta piscine”. Il faut aussi tenir compte de la volonté des électeurs, qui majoritairement se sont positionnés pour le changement, pour l’écologie pour des exécutifs de gauche », estimait-il.

Le nouveau président Alain Anziani, 69 ans, faisait lui-même partie auparavant de ce système de cogestion, assurant une vice-présidence comme d’autres de ses collègues de gauche sous Alain Juppé puis son successeur Patrick Bobet. Cette fois-ci, toutes les vice-présidences devraient être aux mains de l’alliance Verts-gauche.

La droite quitte la salle avant le scrutin

Avant même le début du scrutin, le LR Patrick Bobet, qui avait succédé à Alain Juppé l’an dernier à la présidence de la métropole, a dénoncé ce nouveau type de « gouvernance dont nous avons été exclus sans ménagement ».

« Vous nous avez congédiés », a-t-il lancé, invitant les élus de droite et du centre à quitter la salle, suivi notamment par l’ancien maire de Bordeaux, le LR Nicolas Florian, battu par Pierre Hurmic aux dernières municipales. Sans élus de droite présents, la victoire d’Alain Anziani a été rapide, élu dès le premier tour par 65 voix sur 66 exprimées.

Celle qui a vraisemblablement manqué est celle de Philippe Poutou, élu NPA de Bordeaux, qui s’est présenté aussi au scrutin pour représenter « la colère sociale » et a recueilli une voix.