Elections municipales à Lyon : Au moment de rendre son écharpe de maire, Gérard Collomb se félicite d’avoir fait de Lyon « une ville superbe »

AU REVOIR L’ancien maire de Lyon a laissé sa place samedi après-midi à l’écologiste Grégory Doucet

Caroline Girardon

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Gérard Collomb a laissé sa place à Grégory Doucet.
Gérard Collomb a laissé sa place à Grégory Doucet. — Bony / Sipa
  • Après 19 ans passés à la tête de la mairie de Lyon, Gérard Collomb a remis, samedi après-midi, son écharpe à son successeur Grégory Doucet.
  • L’occasion de dresser un dernier bilan de ses 3 mandats.
  • « Grand amoureux de Lyon », Gérard Collomb s’est félicité d’avoir transformé la capitale des Gaules pour en faire « une ville superbe ».

« Malgré l’importance de l’abstention, votre victoire est large et sans discussion ». Au moment de passer le flambeau à son successeur à la mairie de Lyon, Gérard Collomb n’a pu que se rendre à l’évidence. L’homme aura manqué son pari de décrocher un quatrième mandat consécutif, s’inclinant devant la volonté des Lyonnais de changer d’ère (et d’air). L’élu laisse donc à Grégory Doucet, les clés de la ville qu’il a façonné depuis vingt ans. Ce qu’il n’a pas manqué de rappeler. Son discours d’adieu a pris des allures de bilan.

« A Lyon, nous ne partons pas de rien (en matière d’écologie) », lâche-t-il dans les grands salons de l’Hôtel de ville qui accueillaient pour l’occasion le conseil municipal samedi après-midi. « La transformation des quais du Rhône puis de Saône, les jardins partagés, les espaces verts ont changé la vie des Lyonnais et des Lyonnaises, rappelle-t-il. La Confluence a été le premier quartier durable de France. La Duchère, quartier populaire, est devenue un éco-quartier. Même la Part-Dieu, dont j’assume la skyline, dispose d’une forêt urbaine (uniquement l’axe Garibaldi, en réalité) ». Et de résumer : « En l’espace de 20 ans, Lyon est devenue une ville superbe dont ses habitants sont fiers ».

« Nous reconnaissons en vous un grand amoureux de Lyon »

Dans les rangs de conseillers municipaux, personne n’a trouvé à redire. La passation de pouvoir s’est opérée dans une ambiance bien plus apaisée que la campagne électorale. Le nouveau locataire de l’Hôtel de Ville a été le premier à saluer le travail de son prédécesseur. « Nous reconnaissons en vous un grand amoureux de Lyon ; un représentant dévoué qui n’a pas épargné son temps pour aménager et valoriser la ville. Nous savons la passion et l’énergie que vous avez déployées pour notre ville », souligne Grégory Doucet, pointant les réalisations marquantes des mandats Collomb.

« Je sais ô combien tu as fait pour cette ville, ô combien tu en as été un grand maire », relève à son tour Sandrine Runel, désormais adjointe en charge des solidarités et de l’inclusion sociale, même si les divergences d’opinions se sont installées au fil des années.

Le désormais ancien maire de Lyon, redevenu simple conseiller municipal, a néanmoins mis en garde son successeur sur deux points, « deux problématiques » qu’il reste à résoudre. Et non des moindres. « La mixité sociale » : « Il faut que la ville soit celle de la rencontre », prévient-il. Et la « tranquillité publique ». « C’est la première des libertés », conclut Gérard Collomb.