Elections municipales à Marseille : « Ma voix pèse, quel que soit le scénario », déclare Lisette Narducci

TROISIEME TOUR Même avec les huit voix de Samia Ghali, il en manquerait encore une à Michèle Rubirola pour la majorité absolue, à moins de récupérer le vote de Lisette Narducci

Caroline Delabroy

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Lisette Narducci, lors d'une conférence de presse, en 2012.
Lisette Narducci, lors d'une conférence de presse, en 2012. — G. Julien / AFP
  • La voix de Lisette Narducci, ex-Radicale de gauche passée chez le camp Gaudin durant les municipales 2014 et aujourd’hui élue avec Bruno Gilles, pourrait faire basculer la mairie de Marseille soit pour le Printemps marseillais, soit pour LR.
  • L’élue n’a pas encore tranché entre la gauche et la droite. « J’ai des discussions, des rencontres de part et d’autre, à leur demande. »

Sa décision, dit-elle, n’est pas encore arrêtée. Une rencontre est encore prévue ce vendredi après-midi, confie Lisette Narducci, qui détient une voix clé pour le troisième tour des élections municipales à Marseille. Car même si Samia Ghali rallie finalement Michèle Rubirola, il manquerait encore une voix pour assurer une majorité absolue à la candidate du Printemps marseillais à la ville de Marseille.

Et cette voix, beaucoup le pensent ou l’espèrent, pourrait être celle de Lisette Narducci, ex-Radicale de gauche passée chez le camp Gaudin durant les municipales 2014 et aujourd’hui élue avec Bruno Gilles. Oui, il faut suivre.

« J’ai toujours été une femme de gauche », mais…

« Ma voix, elle pèse et pèsera, quel que soit le scénario » affirme l’intéressée, non sans une certaine gourmandise. « A l’heure où je vous parle, je n’ai pas donné de réponse, ni à la droite ni à la gauche. J’ai des discussions, des rencontres de part et d’autre, à leur demande. L’enjeu est d’avoir une majorité qui fonctionne », poursuit-elle.

Quand on essaie de la chercher sur sa droite, elle répond : « J’ai toujours été une femme de gauche. Je n’ai eu que deux cartes dans ma vie politique, celle du parti socialiste et celle du mouvement radical PRG, qui est un parti du centre. Pour ma part, je suis du centre gauche et je suis très bien à ma place. » Puis, quand on l’aborde sur sa gauche : « Dans cet accord avec la majorité Gaudin, j’ai toujours siégé en tant que non-inscrite. Je crois beaucoup au rassemblement. » Et pour ceux qui pensent que l’ombre de Jean-Noël Guérini plane encore, elle lance : « Je ne suis pas guériniste, je m’appelle Narducci ! »

Sans surprise, Lisette Narducci reste secrète sur ses revendications. Elle regrette encore la candidature de Bruno Gilles. « Quand on a été un très bon maire de secteur pendant plusieurs mandats, on a le profil », assure-t-elle. De quoi donner avantage à Lionel Royer-Perreaut, réélu dans son secteur, ou à Samia Ghali, élue de son secteur depuis 2008 ? Il faudrait être devin(e), fin(e) analyste politique ou très bien parler le langage Narducci pour arriver à trancher. « J’ai toujours été ouverte, je crois aux hommes plus qu’en la couleur politique », lâche pour finir Lisette Narducci, qui ménage son effet de suspense, jusqu’au bout donc.