Elections municipales à Marseille : Michèle Rubirola, du Printemps marseillais, appelle Samia Ghali à la rejoindre pour former une majorité

TROISIEME TOUR La candidate du Printemps marseillais, Michèle Rubirola, arrivée en tête du second tour des municipales, appelle Samia Ghali (DvG) à la rejoindre pour former une majorité

Adrien Max

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Michèle Rubirola devant la mairie de Marseille
Michèle Rubirola devant la mairie de Marseille — Alain ROBERT/SIPA
  • Michèle Rubirola, a appelé Samia Ghali à la rejoindre pour former une majorité absolue au conseil municipal de Marseille.
  • Malgré sa large victoire en nombre de voix, Michèle Rubirola ne dispose que de 42 conseillers municipaux, quand la majorité absolue en requiert 51.

La tête de liste écologiste du Printemps Marseillais,Michèle Rubirola, a appelé mercredi l’ex-socialiste Samia Ghali et ses colistiers à la rejoindre pour le conseil municipal qui élira samedi le maire de la deuxième ville de France, dont l’issue reste incertaine face aux Républicains.

« Je souhaite qu’ils travaillent avec nous (…) en partageant avec le Printemps Marseillais un projet qui assure un rééquilibrage de Marseille et de ses politiques publiques dans tous les secteurs », écrit dans un communiqué Michèle Rubirola, en s’adressant à « Samia Ghali et ses colistiers ».

Samia Ghali reste muette

Dimanche soir, les listes du Printemps Marseillais, menées par Michèle Rubirola, ont largement dépassé sur la ville celles de la présidente LR de la métropole et du département, Martine Vassal, avec 38 % des suffrages, contre 30 % et quatre secteurs contre trois.

Mais, comme à Paris et à Lyon, le scrutin à Marseille se joue par secteurs et le second tour n’a débouché que sur une majorité relative pour la gauche, avec 42 conseillers municipaux sur 101. Derrière Michèle Rubirola, Martine Vassal, battue dans son propre bastion, peut pour sa part compter sur 39 conseillers.

Avec huit conseillers, Samia Ghali, réélue dans son secteur peut faire basculer l’élection. Très convoitée, la sénatrice, désormais en rupture de ban avec le PS, est restée muette sur ses intentions depuis dimanche.

Parmi les 12 derniers membres du Conseil municipal qui élira le nouveau maire de Marseille samedi, neuf portent les couleurs du Rassemblement national et trois ont été élus sur les listes de Bruno Gilles, un sénateur LR dissident.

Au moins 51 voix

Pour être certain de succéder à Jean-Claude Gaudin, maire de la cité phocéenne depuis vingt-cinq ans, qui ne se représentait pas, le futur maire devra rassembler au moins 51 voix au sein du conseil municipal. Si aucun candidat n’atteint cette majorité absolue lors des deux premiers tours, un troisième tour a lieu à la majorité relative.

« Personne ne souhaite rajouter une crise démocratique à la crise sociale, environnementale et sanitaire que connaît Marseille », poursuit Michèle Rubirola, selon qui « les Marseillais (…) ne comprendraient pas qu’une droite minoritaire dans la ville, minoritaire dans les urnes, battue dans son fief, puisse se maintenir au prix de manœuvres politiciennes hasardeuses et indignes ». « Personne ne peut trahir cette attente et cet espoir exprimés par les Marseillais dimanche », insiste-t-elle.