Municipales 2020 en Alsace : Qui est Eric Straumann, le nouveau maire de Colmar ?

ELECTION Le député LR de la 1ère circonscription du Haut-Rhin succède à Gilbert Meyer

T.G. avec AFP

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Eric Straumann, le nouveau maire de Colmar.
Eric Straumann, le nouveau maire de Colmar. — Wikicommons
  • Il y a du changement à Colmar. Après 25 ans de règne, Gilbert Meyer a laissé sa place à Eric Straumann.
  • Qui est le député LR ? On vous le fait découvrir.
  • Le nouveau maire de Colmar est très attaché à son Alsace natale…

Colmar change de visage. Après vingt-cinq ans de règne, Gilbert Meyer a laissé la place dimanche à Eric Straumann dimanche aux élections municipales. Qui est le député Les Républicains ? Il est depuis ses premiers pas en politique un fervent défenseur de l’identité alsacienne dont il s’est fait le chantre sur les bancs de l' Assemblée.

En 2001, il est élu maire de Houssen, une bourgade agricole située au nord de Colmar. Directeur d’une agence bancaire, puis professeur agrégé d’économie et de gestion, il a rejoint l’Assemblée nationale en 2007, raflant déjà le siège de Gilbert Meyer, maire sortant LR de la préfecture haut-rhinoise, qui a jeté l’éponge avant le second tour des municipales. Eric Straumann a été réélu au palais Bourbon en 2012 et 2017.

Le RSA… à condition de bénévolat

En 2004, il devient aussi conseiller général avant de prendre en 2015 la présidence du conseil départemental du Haut-Rhin qu’il devra toutefois céder deux ans plus tard pour respecter la règle sur le non-cumul des mandats.

Sa présidence du département sera marquée en 2016 par une vive polémique lorsqu’il conditionne l’attribution du RSA à sept heures de bénévolat par semaine pour ses bénéficiaires.

Attachement à l’Alsace

Né le 17 août 1964 à Colmar, Eric Straumann a toujours manifesté son attachement à son Alsace natale. En 2014, il se déclare, en vain, hostile à la création d’une région couvrant tout l’Est de la France, craignant que l’identité alsacienne ne soit diluée dans ce vaste ensemble. Il appelle ainsi les Alsaciens à « rester maître de leur destin ».

En 2018, il bataille avec d’autres parlementaires et personnalités alsaciennes pour la renaissance d’une « Alsace unie », deux ans après sa fusion avec la Lorraine et la Champagne-Ardennes au sein de la région Grand-Est. Plus qu’une « fusion sèche » des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, il plaide pour que soient attribués à cette nouvelle collectivité alsacienne « des compétences pleinement définies : économique, linguistique (…) par délégation de l’Etat ».

Député de l’un des départements les plus touchés par le coronavirus, il demande fin mars dans une lettre ouverte au ministre de la Santé Olivier Véran signée par une douzaine d’autres parlementaires d’autoriser « à titre expérimental » les médecins alsaciens à recourir notamment à l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19.

Cette page-là, il n’en était pas question hier soir. L’heure était plutôt à la fête, mesurée.