Municipales 2020 à Toulouse : La bataille des soutiens fait rage dans la dernière ligne droite

POLITIQUE Les deux candidats au Capitole essaient de faire pencher la balance en mettant en avant leurs soutiens respectifs

Béatrice Colin

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Chaque candidat toulousain a dégainé sa liste de soutiens dans cette campagne dont l'issue est incertaine.
Chaque candidat toulousain a dégainé sa liste de soutiens dans cette campagne dont l'issue est incertaine. — F. Scheiber / SIPA
  • Depuis plusieurs jours, les deux candidats aux municipales toulousaines s’affichent avec leurs soutiens.
  • Le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, a reçu celui de 150 représentants du monde économique et du sport, notamment l’ancien entraîneur du Stade toulousain, Guy Novès.
  • De son côté, Antoine Maurice a reçu celui des représentants des partis de la gauche et celui de 1.000 Toulousains (plus ou moins) anonymes.

Chacun espère que ces soutiens, de renom ou pas, auront un impact dans la dernière ligne droite des municipales. Vendredi dernier, Jean-Luc Moudenc (LR) recevait le soutien de plusieurs noms du monde du sport et de l’économie.

Parmi les 150 signataires de cet appel à voter pour le maire sortant, figurent les noms de Vincent Clerc, Alain Giresse, Sofiane Oumiha, Maxime Médard ou encore Guy Novès.

Auxquels s’ajoutent ceux de représentants du monde de la vie festive toulousaine, que ce soit le patron du Purple, Ivo Danaf, ou encore Arnaud Chérubin, qui tient plusieurs établissements côtés de la place toulousaine. Une liste complétée par un nom, celui de Michel Lacroix, ex-numéro 2 sur la liste de la socialiste Nadia Pellefigue, qui a indiqué qu’il donnerait sa voix au sortant.

Du quotidien aux nationaux

La réponse d’Archipel citoyen ne s’est pas fait attendre longtemps. Lundi, la liste menée par Antoine Maurice a publié une liste de 1.000 noms de soutiens. « Des Toulousaines et Toulousains du quotidien, issus de tous les milieux et de l’ensemble de la ville, ils sont et font Toulouse, dans sa richesse et sa diversité. Contrairement au comité de soutien lancé par Jean-Luc Moudenc, ce ne sont pas les « notables de la ville », mais les « personnalités du quotidien » et elles/ils n’ont rien à leur envier ! », indiquait la liste d’union de la gauche.

Parmi les signataires, on notait tout de même la présence de noms pas si inconnus des Toulousains. Il y a ainsi Mouss Hamokrane et Magyd Cherfi de Zebda, le médiatique médecin Baptiste Beaulieu, la présidente du comité contre les nuisances aériennes de l’agglomération Chantal Beer Demander ou encore l’économiste Geneviève Azam.

La présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le patron socialiste du département, Géorges Méric, se sont aussi affichés avec le candidat écologiste. Avant les têtes d’affiche nationales mardi, de Noël Mamère (EELV) à Clémentine Autain (LFI), en passant par Benoît Hamon (Génération. s), le communiste Ian Brossat ou encore la Secrétaire nationale à la coordination du PS, Corinne Narassiguin.

Un rassemblement large de la gauche, véritable symbole pour Antoine Maurice. « Nous avons créé les conditions du rassemblement, la visite de ces personnalités nationales en est l’illustration », a-t-il indiqué.

« Des apparatchiks venus pour dire aux Toulousains ce qu’ils doivent voter aux municipales, qui ne connaissent rien à Toulouse, je trouve ça gonflé », a commenté de son côté Jean-Luc Moudenc, faisant remarquer en une pique que la liste adverse est composée de 16 partis, « loin de l’image de liste citoyenne ».

A quatre jours du second tour, les épées sont loin d’être rangées dans les fourreaux. Et chaque camp se tient encore prêt à dégainer, les réseaux sociaux étant un champ de bataille tout trouvé.