Municipales 2020 en Nouvelle-Aquitaine : La Rochelle, Bayonne, Bergerac, Pessac… Quels seront les points chauds du deuxième tour ?

ELECTIONS Plusieurs maires sortants sont en difficulté, notamment dans la métropole de Bordeaux, et des grandes villes de la région pourraient basculer

Mickaël Bosredon

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De La Rochelle à Pessac, en passant par Biarritz et Bayonne, le deuxième tour des municipales s'annonce serré dans plusieurs villes de Nouvelle-Aquitaine.
De La Rochelle à Pessac, en passant par Biarritz et Bayonne, le deuxième tour des municipales s'annonce serré dans plusieurs villes de Nouvelle-Aquitaine. — M.Bosredon/Bob Edme AP/Jeff Blackler REX/SIPA
  • Dans la métropole de Bordeaux, les communes de Pessac, Villenave-d’Ornon, Saint-Médard-en-Jalles, seront à surveiller le soir du deuxième tour.
  • Dans les Pyrénées-Atlantiques, du changement est dans l’air à Biarritz et Bayonne.
  • Poitiers, Cognac, La Rochelle, Bergerac peuvent aussi réserver des surprises.

En Nouvelle-Aquitaine, il n'y aura pas que Bordeaux à surveiller au soir du 28 juin. La situation est en effet tendue dans plusieurs grandes villes de la région, ainsi que dans plusieurs communes de la métropole. 20 Minutes fait le point sur la situation en vue du second tour des municipales.

Dans Bordeaux Métropole

A Villenave-d'Ornon, le maire sortant Patrick Pujol (divers droite) avait raté de peu l'élection dès le premier tour avec 48,38 %, et se retrouve du coup contraint à un second tour face à Stéphanie Anfray qui avait réalisé 31,46 %, et qui pèse maintenant presque 43 % après la fusion des deux listes de gauche. A Pessac, le maire sortant divers droite Franck Raynal (45,41 % au premier tour) est dans une situation délicate, puisqu’il doit lui aussi affronter une union de la gauche au deuxième tour. Menée par Sébastien Saint-Pasteur, cette nouvelle liste pèse potentiellement près de 48 %…

A Saint-Médard-en-Jalles, le maire sortant, Jacques Mangon (divers droite), était en difficulté avec 37,98 %, mais s’est donné de l’air en s’alliant au marcheur Stéphane Bessière (17,13 %). Mais le duel sera quand même serré face à Stéphane Delpeyrat, qui pèse presque 45 % après son alliance avec Cécile Marenzoni. A Mérignac, le maire sortant, Alain Anziani (42,33 %), allié aux écologistes (17,67 %) au second tour, sera, lui, un peu plus tranquille face à Thierry Millet (divers droite, 17,10 %), et au candidat LREM Bruno Sorin (10,26 %), qui a décidé de maintenir sa candidature.

Une quadrangulaire sans le maire sortant à Biarritz

(Modem), a annoncé mardi qu’ il retirait sa liste pour le second tour. Arrivé en cinquième position du premier tour, avec seulement, 12,21 % des suffrages, Michel Veunac, revendiquant le soutien de LREM, abordait ce second tour en très mauvaise posture. Son opposante principale, Maider Arosteguy (LR), avait pris la tête avec 31,46 % des voix, refusant toute alliance. Le retrait de Michel Veunac laisse encore quatre listes en lice pour le second tour.

A Bayonne, la mairie peut-elle basculer à gauche ?

Le maire centriste sortant Jean-René Etchegaray est arrivé en tête au premier tour à Bayonne, avec 40,33 %. Mais il va devoir affronter une liste d'union de la gauche menée par Henri Etcheto qui, après avoir fusionné avec Mathieu Bergé, cumule presque 41 % des voix, dans un duel droite-gauche qui s’annonce relativement indécis. Pour faire la différence, l’union de la gauche espère attirer les voix des électeurs de la liste Baiona verte et solidaire (BVS), qui avait réalisé 13,12 % au premier tour, mais qui n’a pas souhaité rejoindre cette union de la gauche.

A Poitiers, le maire sortant favori dans une triangulaire

Avec 28,21 %, le maire sortant de Poitiers (Vienne) Alain Claeys (PS), qui brigue un troisième mandat, avait devancé au soir du premier tour la liste EELV Poitiers Collectif (23,89 %), conduite par Léonore Moncond’huy, et le candidat LREM Anthony Brottier (18,37 %). Un rapprochement entre EELV et l’autre liste écologiste d’Osons 2020, qui avait frôlé les 10 % (9,96 %), aurait donné aux Verts une chance de l’emporter le 28 juin. Mais l'union n'a pas été possible. L’attitude des électeurs d’Osons 2020, sera donc déterminante, dans une triangulaire où le maire sortant partira favori.

A Cognac, une quadrangulaire très serrée…

Il n'y a pas eu d'union entre les deux listes de droite entre les deux tours à Cognac (Charente). C’est donc bien une quadrangulaire qui aura lieu le 28 juin. Et une quadrangulaire bien serrée, puisque Morgan Berger (divers droite) était arrivé en tête avec 29,02 % des voix, devançant Jonathan Munoz (divers gauche, dauphin du maire sortant Michel Gourinchas) avec 25,18 % des voix, Jean-Hubert Lelièvre (divers droite) avec 23,15 % des voix et le candidat LREM Damien Bertrand, distancé avec ses 11,45 %.

A La Rochelle, le maire sortant en difficulté

C'est bien une triangulaire qui aura lieu à La Rochelle (Charente-Maritime), puisque le candidat écologiste Jean-Marc Soubeste (16,7 % des voix au premier tour), ancien adjoint de Jean-François Fountaine, ne s'alliera pas avec le maire sortant divers gauche, qui était arrivé deuxième au soir du premier tour avec 32,6 %, derrière le député de la Charente-Maritime, divers gauche également, Olivier Falorni (33,2 %).

Bergerac peut-elle repasser à gauche ?

Six candidats avaient réussi à franchir la barre des 10 % au soir du premier tour à Bergerac (Dordogne). Après la fusion de deux listes divers avec le socialiste Fabien Ruet, qui avait réalisé 24,74 %, on y voit un peu plus clair. Mais on aura tout de même droit à une quadrangulaire, avec le divers droite Jonathan Prioleaud (adjoint du maire sortant Daniel Garrigue, qui ne se représente pas) qui était arrivé en tête le 15 mars (25,86 %). Julie Tejerizo (divers gauche) avait réalisé 14,85 % et le RN Robert Dubois, 12,95 %.