Municipales 2020 en Midi-Pyrénées : Quelles sont les communes à suivre de près lors du second tour ?

POLITIQUE Les résultats du second tour des municipales vont être suivis de près dans certaines communes de l’agglomération toulousaine ou encore à Moissac où le Rassemblement national fait la course en tête

Béatrice Colin

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Illustration d'une urne, ici  à Lyon,pendant les élections municipales.
Illustration d'une urne, ici à Lyon,pendant les élections municipales. — C. Girardon / 20 Minutes

Depuis mardi soir, les dés sont jetés. Ou presque. Les listes présentes au second tour des municipales sont en tout cas déposées et les alliances d’un entre-deux-tours complètement inédit bouclées. Si certains sont en ballottage favorable, à l’instar de la maire sortante (LR) de Montauban, Brigitte Barèges, d’autres auront plus de mal à conserver leur siège.

En Haute-Garonne, un second tour aura lieu dans 58 communes, dont 27 de plus de 1.000 habitants. Et ce sera le cas dans les trois plus grandes villes du département : Toulouse, Colomiers et Muret.

Des triangulaires dans l’agglo

Si dans la Ville rose, le duel entre la gauche et la droite est annoncé très serré, les jeux ne sont pas non plus faits à Colomiers. La socialiste Karine Traval-Michelet, maire sortante qui a le soutien d’EELV, est arrivée en tête avec 42,09 % des voix, devant l’écologiste Patrick Jimena, (27,33 %) et le représentant de la droite, Damien Laborde (LR) avec 22,52 %. Et c’est ce trio de tête, le même qu’en 2014, qui s’affrontera. Mais avec une surprise : l’alliance du dissident LREM, Eric Kaczmarek (5,90 %) à Patrick Jimena, qui avait talonné la sortante il y a six ans de ça.

A quelques encablures de là, dans la commune de Tournefeuille, le maire sortant socialiste Dominique Fouchier (41,75 %) a sur sa route le candidat LREM Laurent Soulié qui a obtenu 31,76 % des voix et Stéphane Meriodeau (13,03 %) et la liste citoyenne de gauche. Un scrutin loin d’être linéaire et qui pourrait bien être bousculé si une partie des 60 % d’abstentionnistes décident de se déplacer aux urnes.

A Pamiers, une union contre Trigano

Ils étaient nombreux à convoiter le poste de maire d'André Trigano, 94 ans, qui brigue un cinquième mandat à Pamiers. Arrivé en tête avec 28,16 % des votes, il devra composer avec deux autres listes. Celle de Frédérique Thiennot (21,71 %) qui s’est alliée avec un ancien adjoint de Trigano, Xavier Fauré (20,97 %).

Si le conseiller départemental Jacques Laffargue (11,73 %) a décidé de ne pas en être le 28 juin prochain, Daniel Memain sera le représentant de la gauche (17,40 %). Tous ont l’ambition de mettre un terme aux 49 ans de politique du « patriarche » comme certains surnomment Trigano.

Le RN à l’assaut de Moissac

Il était annoncé haut, il a failli passer au premier tour. Le 15 mars, le candidat du Rassemblement national, Romain Lopez, a obtenu 47,02 % des voix à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne. Il aurait pu se retrouver dans une triangulaire face à la divers-gauche Estelle Hemmami (23,09 %) et la candidate de la droite, l’adjointe au maire Maryse Baulu (13,09 %). Mais cette dernière s’est retirée pour faire barrage au candidat du RN, sans qu’une alliance puisse voir le jour.