Municipales 2020 à Nîmes : L'ex-tête de liste d’EELV et de la France insoumise s’associe au candidat soutenu par LREM

ELECTIONS A la tête d’une liste soutenue par EELV et La France insoumise au premier tour, Daniel Richard a annoncé qu’il fusionnait avec le candidat centriste, soutenu par LREM

Jérôme Diesnis

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Yannick Jadot était venu soutenir personnellement Daniel Richard avant le premier tour des municipales à Nîmes.
Yannick Jadot était venu soutenir personnellement Daniel Richard avant le premier tour des municipales à Nîmes. — ALAIN ROBERT/SIPA
  • Issu de la société civile, Daniel Richard a mené au premier tour la liste commune EELV, La France insoumise et le Parti socialiste.
  • Sa décision de rejoindre le centriste Yann Lachaud, soutenu par LREM, est considérée comme « une trahison » par plusieurs de ses colistiers.
  • Le maire de la ville Jean-Paul Fournier (LR) est arrivé largement en tête du premier tour. Il sera le grand favori de la probable quadrangulaire au second tour.

Daniel Richard, tête de liste d’EELV, de la France insoumise et du Parti socialiste à Nîmes au premier tour, a annoncé son soutien au candidat soutenu par LREM Yann Lachaud (Les centristes). Cette liste de gauche, qui partait avec de grandes ambitions lors de ce scrutin, n’a obtenu que 12,19 % des sondages lors du premier tour. Elle ne s’est classée qu’en cinquième position, derrière le maire sortant LR Jean-Paul Fournier (34,34 %), le président de l’agglomération de Nîmes Yann Lachaud (15,73 %), les communistes menés par Vincent Bouget (15,68 %) et le candidat RN, Yoann Gillet (14,34 %).

Pour l’ancien responsable de l’ONG WWF et patron de l’entreprise Souleiado, son choix est la « seule chance de voir la ville apporter aux Nîmoises et Nîmois une réponse concrète face au changement climatique et à la crise mondiale ». Il estime que « l’écologie n’a plus à être prisonnière d’un carcan politique ». Sa décision est un contre-pied aux partis de gauche qui souhaitaient s’allier aux communistes.

De nombreux colisitiers du premier tour dénoncent « une trahison »

Sa décision fait l’objet de fortes critiques de la part de ses soutiens lors du premier tour. Dans un communiqué de presse cosigné par EELV, le Parti socialiste, La France insoumise, la Gauche républicaine et socialiste, le Parti radical de gauche, le Mouvement des Citoyens, Magna Nîmes, Nîmes Simplement, Catherine Bernié-Boissard et Franck Médina, ses partenaires hurlent à « la trahison ». « Comment un homme qui a défendu au premier tour un programme écologiste de gauche peut-il au second tour s’allier avec un homme politique de droite soutenu par En Marche ? », pestent-ils.

Ils annoncent qu’ils « ne participeront pas » à la fusion des deux listes. Numéro deux sur celle menée par Daniel Richard lors du premier tour dans la préfecture du Gard, Sibylle Jannekeyn (EELV) précise que « la ligne politique de notre parti interdit toute alliance avec LREM. Cette nouvelle liste menée par Yvan Lachaud ne peut pas faire référence à notre parti ni utiliser notre logo. »