Municipales 2020 à Perpignan: Retrait du candidat LREM

ELECTIONS Un front républicain contre le candidat Louis Aliot, arrivé largement en tête au 1er tour, commence à se dessiner. Mais rien n’est encore fait

20 Minutes avec AFP

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Un isoloir, à Strasbourg au premier tour des législatives le 10 juin 2012.
Un isoloir, à Strasbourg au premier tour des législatives le 10 juin 2012. — G. VARELA / 20 MINUTES

La campagne pour le second tour des élections municipales à Perpignan est bel et bien lancée. Et, même s’il s’en doutait déjà au regard de son résultat du 1er tour, Romain Grau ne prendra pas cette fois la tête de la ville. Le candidat de la République en marche, arrivé en 4e position en mars dernier, a annoncé jeudi son désistement afin de « faire barrage » au député RN Louis Aliot.

Au 1er tour le 15 mars, Louis Aliot, qui se présente sans étiquette, a totalisé 35,6 % des voix, devant le maire LR sortant Jean-Marc Pujol (18,4 %), l’écologiste Agnès Langevine (14,5 %) et Romain Grau (13 %).

L’écologiste Agnès Langevine devrait se prononcer vendredi

« Je ne peux me résoudre à voir le Rassemblement National de M. Aliot faire de notre ville un laboratoire de l’idéologie populiste d’extrême droite comme il l’annonce depuis déjà plusieurs années », s’est ainsi justifié le député des Pyrénées Orientales, dans un texte transmis à l’AFP. Le « retrait républicain, c’est à mes yeux aujourd’hui le seul moyen de faire barrage à M. Aliot », poursuit cet avocat de 45 ans, compagnon de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA.

La décision du député LREM sera-t-elle l’ébauche d’un large front républicain face à Louis Aliot comme en 2014 ? Ce n’est pas encore certain. L’écologiste Agnès Langevine, arrivée en 3e position, devrait se prononcer vendredi sur ses intentions pour le second tour. Elle et Jean-Marc Pujol se sont mutuellement invités à se désister, chacun s’estimant le meilleur candidat pour faire échec au RN. En 2014, le maire actuel avait défait au second tour le candidat lepéniste, lors d’un duel, après le désistement du candidat socialiste Jacques Cresta.