Municipales 2020 à Lyon : Dos au mur avant le second tour, Gérard Collomb réclame « un large rassemblement »

ALLIANCES Le maire de Lyon a un mois pour inverser la tendance du premier tour, qui a vu les Verts pointer en tête à la ville comme à la métropole

J.Lau. avec AFP

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Gérard Collomb, ici au bureau de vote lors du premier tour de l'élection municipale à Lyon le 15 mars.
Gérard Collomb, ici au bureau de vote lors du premier tour de l'élection municipale à Lyon le 15 mars. — Bony/SIPA
  • Le premier tour des élections municipales et métropolitaines avait été dominé par les Verts en mars à Lyon.
  • Deux mois plus tard, le maire sortant de Lyon Gérard Collomb a fait un appel du pied ce samedi à ses anciens alliés macronistes afin d’inverser la tendance le 28 juin, lors du second tour.

Gérard Collomb sait que le temps est compté depuis l’annonce, vendredi, du maintien du deuxième tour des élections municipales et métropolitaines au 28 juin. Dès samedi, le maire de Lyon a appelé ses anciens alliés macronistes à se rassembler pour tenter de combler le retard accusé par ses listes face aux Verts lors du premier tour. Dans un communiqué transmis à la presse, il a appelé « à un large rassemblement » en vue du scrutin, visant sans toutefois le citer le camp de son ex-dauphin devenu son rival pour la présidence de la métropole, David Kimelfeld.

« Il faut à la tête de notre métropole une équipe qui, comme par le passé, puisse réunir des élus de sensibilités politiques diverses », a expliqué Gérard Collomb dans ce texte également signé par son favori pour la mairie, Yann Cucherat. A l’issue du premier tour le 15 mars, les listes de Gérard Collomb et celles de David Kimelfeld, parties divisées après que LREM eut investi l’ex-ministre de l’Intérieur, se sont retrouvées en difficulté face aux écologistes, arrivés en tête à Lyon (28,46 % pour Grégory Doucet, loin devant Yann Cucherat, 14,92 %, et Georges Képénékian, 11,98 %, rallié à David Kimelfeld) et dans nombre de circonscriptions métropolitaines.

« Une volonté d’agir par-delà les différences »

Appelant à s’unir pour faire face à « la crise économique née du coronavirus » qui, selon lui, « va affecter notre agglomération plus profondément encore que ne l’avait fait celle de 2008 », Gérard Collomb estime que « le problème n’est pas de se prononcer pour tel ou tel mais de dire aux Lyonnais et aux habitants de la métropole sur quelles bases et avec quelle stratégie nous pourrions repartir de l’avant ».

Ce qui compte maintenant selon lui, c’est « une volonté d’agir par-delà les différences ». Il rappelle également que le temps est compté, les éventuelles fusions de listes devant intervenir avant le 2 juin. Dans un premier geste en direction de son ancien allié, le maire de Lyon a déjà annoncé cette semaine qu’il accepterait de revoir son projet de bouclage du périphérique lyonnais, l’anneau des sciences, dont David Kimelfeld est devenu un farouche opposant.