Municipales 2020 à Marseille : Renaud Muselier (LR) rêve d’une large union pour faire barrage à la gauche

ALLIANCE Pour contrer la gauche, en tête au premier tour des élections municipales à Marseille, le président LR de la région Paca appelle à une large union de tous les partis hors RN

20 Minutes avec AFP
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Renaud Muselier en janvier 2019
Renaud Muselier en janvier 2019 — Thomas SAMSON / AFP
  • Le président LR de la région Paca Renaud Muselier appelle à une large union pour contrer la gauche aux municipales de Marseille.
  • La coalition de gauche est en effet arrivé en tête au second tour, devant notamment Martine Vassal (LR) et Stéphane Ravier (RN).
  • Cet appel semble toutefois ne pas avoir d’écho auprès des candidats.

Le président LR de la région Paca, Renaud Muselier, ne s’est attiré samedi que des silences et des fins de non-recevoir en appelant à une union de tous les partis, hors Rassemblement national, pour éviter que Marseille ne passe à gauche au second tour des municipales.

Figure importante des Républicains, Renaud Muselier, qui n’est lui-même pas candidat, a brandi dans une interview à La Provence le risque « que la deuxième ville de France soit gérée par la gauche et l’extrême gauche ».

La gauche en tête au premier tour

Le premier tour y a été une amère surprise pour la droite, sa candidate officielle Martine Vassal (22,32 %), adoubée par le sortant Jean-Claude Gaudin, étant doublée par le Printemps Marseillais, une union de la gauche menée par Michèle Rubirola, en tête avec 23,44 % des voix. Le Rassemblement national (Stéphane Ravier, 19,45 %) est arrivé troisième.

Le vote par secteur, et la faible participation au premier tour, rendent cependant l’issue incertaine à Marseille. Dans cette optique, Renaud Muselier, qui a un temps soutenu un dissident des Républicains, Bruno Gilles (4e avec 10,65 %), estime qu’il faut « se ranger derrière » la candidate LR Martine Vassal.

Une large union ?

« On a un risque majeur de donner la ville aux amis de Mélenchon », poursuit le président de région. Député de Marseille, Jean-Luc Mélenchon n’est pas candidat et s’est très peu immiscé dans la campagne. Renaud Muselier souhaiterait des désistements et fusions dans chaque secteur entre les listes de droite, LR et dissidents, la République en Marche, la sénatrice ex-PS Samia Ghali et « même les Verts si certains le souhaitent ».

Mais pour l’heure, les seuls désistements annoncés concernent des secteurs où l’extrême droite pourrait l’emporter. Et aucun responsable n’a donné suite aux suggestions de Renaud Muselier. Sollicitée par l’AFP Martine Vassal n’a pas souhaité réagir, quand Bruno Gilles a dénoncé une position « binaire » et estimé que Renaud Muselier prônait un « soutien du système » sortant.

Les écolos avec le Printemps marseillais

Samia Ghali n’a pas commenté mais fait savoir, auprès de l’AFP, qu’elle appelait la gauche à voter pour elle dans son secteur des quartiers Nord où elle devance de peu le Rassemblement national et où la liste de Martine Vassal s’est retirée.

Le candidat LREM Yvon Berland, avant-dernier du premier tour (7,88 %), a expliqué dans un communiqué qu’il souhaitait discuter avec ceux qui peuvent l’emporter, hors RN, mais dit vouloir éviter « les charivaris politiciens et les jeux d’appareils d’un autre temps ».

Quant aux écologistes, qui ont déjà dit souhaiter s’unir avec le Printemps marseillais, ils ont raillé une « combine de la déraison » de la part de Renaud Muselier, pour faire élire « l’héritière » de Jean-Claude Gaudin.