Municipales 2020 : Christian Jacob favorable à un second tour en juin « si les conditions sanitaires le permettent »

ORGANISATION Un rapport doit être remis au Parlement par le Premier ministre le 23 mai au plus tard pour déterminer si le second tour des élections municipales peut avoir lieu en juin

20 Minutes avec AFP
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Christian Jacob à Saint-Etienne, le 26 juin 2019.
Christian Jacob à Saint-Etienne, le 26 juin 2019. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP

A quelques jours de la remise d’un rapport sur le sujet, Christian Jacob, le président des Républicains a plaidé, ce lundi, pour organiser le second tour  des municipales en juin « si les conditions sanitaires le permettent », et  pour installer rapidement les conseils municipaux élus dès le premier tour de mars.

« Dès que les conditions sanitaires le permettent, ça veut dire concrètement si on est capables d’ouvrir les écoles, les collèges, les lycées, les commerces, je ne vois pas au nom de quoi le deuxième tour ne pourrait pas se tenir en juin », a-t-il affirmé sur France Inter. Dans le cas contraire « l’Association des maires de France a fait une proposition tout à fait raisonnable qui est celle de septembre », a-t-il ajouté.

Installer les conseils municipaux élus au premier tour

Le second tour, qui devait se tenir le 22 mars, a été reporté en raison de la crise sanitaire. Un rapport doit être remis au Parlement par le Premier ministre le 23 mai au plus tard  pour déterminer s’il peut avoir lieu en juin. Ce second tour concerne environ 5.000 communes sur un total de 35.000.

Dans les 30.000 autres, Christian Jacob a de nouveau plaidé pour « installer très rapidement les maires élus au premier tour » car « ne pas les installer, c’est créer des chômeurs de plus » notamment dans le secteur des travaux publics qui « sont très dépendants de la commande publique ». « Le gouvernement se moque du monde et nous emmène en bateau sur le sujet », a-t-il affirmé, en soulignant que les conseils élus comptaient en moyenne « une quinzaine de personnes » et qu’on pouvait « installer les maires aujourd’hui ».

« La démocratie est sous cloche »

Le Premier ministre Edouard Philippe a demandé le 4 mai un avis au conseil scientifique sur le sujet en vue d’un rapport « dans les plus brefs délais ». Le président des Républicains s’est par ailleurs dit opposé à une prolongation au-delà du 10 juillet de l’état d’urgence sanitaire « sauf bien entendu si les conditions sanitaires nous l’imposent » car « la démocratie est sous cloche ».

Sur l’allongement éventuel du temps de travail après la crise, Christian Jacob a plaidé pour « sortir du carcan des 35 heures ». « La question du temps de travail devra se poser mais dans un cadre de dialogue social, et dans l’entreprise ou dans les branches », a-t-il affirmé, en jugeant que « ça ne peut pas être décidé par l’Etat ».