Coronavirus : La vente des substituts nicotiniques limitée pour éviter une ruée

TABAC Des chercheurs français ont émis l’hypothèse mercredi que la nicotine pourrait avoir un effet protecteur contre l’infection par le nouveau coronavirus

20 Minutes avec AFP

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Les pharmacies ont été dévalisées
Les pharmacies ont été dévalisées — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Pour éviter une ruée sur les patchs, gommes à mâcher ou pastilles après l’annonce d’un éventuel effet protecteur de la nicotine contre le Covid-19, la vente en pharmacie des substituts nicotiniques a été limitée par le gouvernement, ce vendredi.

Le but de cette décision est « d’une part, de prévenir les risques sanitaires liés à une consommation excessive ou un mésusage liés à la médiatisation d’une éventuelle action protectrice de la nicotine contre le Covid-19 », selon un arrêté paru au Journal officiel.

Un traitement d’un mois maximum

Cette décision vise « d’autre part (à) garantir l’approvisionnement continu et adapté des personnes nécessitant un accompagnement médicamenteux dans le cadre d’un sevrage tabagique ».

« Jusqu’au 11 mai 2020, la dispensation par les pharmacies d’officine de spécialités contenant de la nicotine et utilisées dans le traitement de la dépendance tabagique est limitée au nombre de boîtes nécessaire pour un traitement d’une durée de 1 mois », stipule l’arrêté. « Le nombre de boîtes dispensées est inscrit au dossier pharmaceutique, que le patient ait ou non présenté une ordonnance médicale », précise le texte. En outre, « la vente par Internet » de ces produits « est suspendue ».

Près de « 70.000 morts du tabac chaque année en France »

Des chercheurs français ont émis l’hypothèse mercredi que la nicotine pourrait avoir un effet protecteur contre l’infection par le nouveau coronavirus. Pour la vérifier, des essais préventifs et thérapeutiques vont être entrepris avec des patchs à la nicotine à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, à Paris.

« J’invite les Français à ne pas aller s’équiper » en patchs, a souligné le ministre de la Santé, Olivier Véran, vendredi sur France Inter, en rappelant qu’il « y a 70.000 morts du tabac chaque année en France ». Il a jugé que la nicotine était « une piste intéressante » : « Il y a des analogues de la nicotine qui peuvent être développés en laboratoire et qui permettraient d’éviter les effets addictifs » de cette substance.