Élections municipales à Cannes: Situation inédite dans les grandes villes azuréennes, David Lisnard n'aura pas d'opposition

POLITIQUE Aucune autre liste n'a atteint les 5% face au sortant réélu avec plus de 88% des voix

Fabien Binacchi
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La mairie de Cannes (Illustration).
La mairie de Cannes (Illustration). — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Aucune autre liste n’a atteint les 5 % au premier tour des élections municipales à Cannes, le maire sortant n’aura donc pas d’opposition au conseil municipal.
  • David Lisnard a été réélu avec 88,08 % des voix.
  • Le candidat PC-PS veut créer une association pour organiser « une surveillance citoyenne des conseils municipaux et communautaires ».

Même si son opposition s’était étiolée au fil des années, elle bénéficiait tout même de quelques sièges au conseil municipal. Ils seront désormais occupés en totalité par des membres de sa majorité. Réélu avec 88,08% des voix dimanche soir, le maire (LR) de Cannes David Lisnard n’aura plus d’opposant. Au premier tour des élections municipales, aucune des quatre autres listes n’a atteint les 5 % réglementaires.

Le maire de Cannes David Lisnard, le 14 mars 2014
Le maire de Cannes David Lisnard, le 14 mars 2014 - Jean-Christophe Magnenet AFP

La situation est inédite parmi les grandes villes des Alpes-Maritimes et elle « pose un vrai problème de démocratie », tranche Dominique Henrot, le candidat PC-PS qui a réuni 4,13 % des suffrages d’un scrutin marqué par une abstention record, à près de 69 %. Alors, il veut s’organiser. « Nous mènerons une surveillance citoyenne des conseils municipaux et communautaires, peut-être via une association », explique-t-il.

Le maire réélu sait fédérer autour de lui

Une solution comme une autre pour le dynamique porte-parole du parti communiste qui pensait bien pouvoir faire « revenir la gauche au conseil municipal cannois cette fois-ci ». Mais Dominique Henrot, comme Olivier Baconnet, qui a totalisé 4,22 % des voix à la tête d’une liste EELV-LFI, payent sans doute le frais de leur désunion. Jusqu’à deux mois avant le premier tour, les partis travaillaient main dans la main. Mais la désignation de la tête d’une éventuelle liste commune avait précipité la scission.

D’autant plus que, ces dernières heures, la situation a encore évolué. Olivier Baconnet, soutenu par EELV et La France insoumise pendant le scrutin, indique à 20 Minutes s’être écarté du parti de Jean-Luc Mélenchon. Et il se dit prêt, lui aussi, à « créer une association » mais « qui serait prête à proposer son expertise sur les questions liées à l’environnement à l’équipe de David Lisnard ». « Je ne suis pas dans une opposition de principe. Je pense que nous avons des choses intéressantes à proposer », dit-il.

Le maire réélu sait décidément fédérer autour de lui. Apolline Crapiz, l’ancienne cheffe de file du parti socialiste à Cannes, élue au conseil municipal en 2001 et 2008, s’était mise en rupture de son parti pour soutenir… David Lisnard en 2014, dans l’espoir d’intégrer sa liste. Ça ne s’était pas fait cette année-là. Pour ce nouveau scrutin, la transfuge du PS y figurait en 26e position. Elle siégera dont au côté de l’élu LR.