Elections municipales à Amiens: La maire sortante Brigitte Fouré vire en tête, la liste d'union de la gauche se retire

POLITIQUE Soutenue par LREM, la maire sortante d'Amiens, Brigitte Fouré, arrive en tête au premier tour, juste devant Julien Pradat qui mène une liste d'union de la gauche qui a décidé de se retirer

Gilles Durand

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Brigitte Fouré, maire (UDI) d'Amiens.
Brigitte Fouré, maire (UDI) d'Amiens. — François Xavier Bondois
  • L’UDI Brigitte Fouré, soutenue par le parti présidentiel LREM, est arrivée en tête du premier tour des municipales à Amiens, dans la Somme.
  • Le deuxième, Julien Pradat, représentant d’une union de la gauche, a obtenu 25,5 % des voix.
  • L’ancien adjoint à la maire d’Amiens, Renaud Deschamps, va jouer les arbitres du second tour.

Edit, lundi à 15h : Evelyne Becker, qui mène avec Julien Pradat la liste d’union de la gauche, a annoncé ce lundi midi sur l’antenne de France 3 Picardie, qu’elle se retirait du second tour.

Une triangulaire qui pourrait être fatale à la maire sortante. L’UDI Brigitte Fouré, soutenue par le parti présidentiel LREM, est, certes, arrivée en tête à Amiens, dans la Somme, lors du premier tour des municipales. Mais avec 29,9 % des voix, elle ne devance que de quatre points et demi Julien Pradat (25,5 %), candidat d’une union de la gauche qui regroupe notamment les Verts, LFI et le PS.

Un ancien adjoint comme arbitre

Car le second tour sera arbitré par Renaud Deschamps, ancien adjoint centriste de Brigitte Fouré, lequel présentait sa propre liste et a obtenu 11,6 %. Il est le seul « petit » candidat à dépasser les 10 %, synonyme de maintien. « Sous réserve de maintien du scrutin, on va vers un second "premier tour" avec trois candidats. Le fort taux d’abstention a rebattu les cartes et chacun a sa chance », assure Renaud Deschamps à 20 Minutes.

En effet, comme un peu partout dans les grandes villes, le taux de participation a été très faible à Amiens, avec deux tiers d’abstentionnistes. Pour Julien Pradat aussi, la réserve de voix semble importante. « Les quartiers populaires ne se sont pas déplacés alors qu’ils votent généralement pour nous », analyse le candidat de gauche.

Il appelle à un « virage social et démocratique total », mais aussi à un report du second tour. « Il faut une prise de conscience du monde dans lequel on entre. Je me mets en confinement du fait de mon handicap, annonce-t-il. Depuis plusieurs jours, les conditions sont de moins en moins réunies pour faire campagne. »