Elections municipales à Aix-en-Provence : Malgré ses problèmes judiciaires, Maryse Joissains en tête au premier tour

MUNICIPALES 2020 Maryse Joissains, la maire LR sortante d’Aix-en-Provence arrive en tête au premier tour avec plus de 30 % des voix, suivie d’Anne-Laurence Petel, député LREM avec 20,5 % et Marc Pena du rassemblement de la gauche avec 16 %

Adrien Max

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Maryse Joissains-Massini en 2019
Maryse Joissains-Massini en 2019 — Pascal GUYOT / AFP
  • Maryse Joissains, la maire LR sortante, arrive en tête du premier tour avec 30 % des voix « malgré une campagne difficile ».
  • Anne Laurence Petel et Marc Pena, arrivés respectivement second et troisième, voyait la maire sortante plus haute et espère des alliances au second tour pour battre Maryse Joissains.

Une candidature pour un quatrième mandat malgré une condamnation pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Sans parler d’une peine d’inéligibilité annulée par la Cour de cassation moins d’un mois avant le scrutin. Maryse Joissains, en position délicate, arrive finalement en tête du premier tour à Aix-en-Provence avec 30,8 %, devant la députée de La République en Marche, Anne Laurence Petel, 18,3 %, et Marc Pena, candidat du rassemblement de la gauche, avec 16,5 %.

« Les Aixois m’ont placée très largement en tête de ce scrutin avec plus de 30 % des voix, malgré une campagne difficile », a-t-elle commenté.

EELV arbitre du second tour ?

Anne Laurence Petel voyait pourtant Maryse Joissains plus haut avec « son système clientéliste et sa puissance digne d’une multinationale » et estime que ces résultats sont « une bonne chance pour la battre, si on arrive au rassemblement ». Un rassemblement qu’elle imagine avec Dominique Sassoon d’EELV (9,5 %) et le divers droite Jean-Marc Perrin (9 %), plus qu’avec Marc Pena « qui compte quand même la France Insoumise » dans ses rangs. « Je ne veux pas proposer aux Aixois un grand fourre-tout mais quelque chose de cohérent, je vais donc réfléchir à tout ça », assure-t-elle.

Marc Pena considère également que le résultat de Maryse Joissains est plutôt de bon augure pour le second tour. « Elle était à 38 % en 2014, donc elle gagne mais elle n’écrase pas », considère-t-il. Il se réjouit de son score, « un bon score quand on réfléchit à l’état de la gauche », et compte dès ce lundi rentrer en discussion avec d’autres candidats « après avoir discuté avec mes équipes ». Une alliance avec Dominique Sassoon d’EELV, qui sera donc fortement sollicité, est l’option envisagée.