Municipales 2020 à Montpellier : Age moyen, nombre d'étiquettes... Les 5 chiffres clés du scrutin

ELECTIONS Quel est le candidat le plus jeune ? Combien de femmes sont-elles engagées dans la bataille pour l'hôtel de ville ? « 20 Minutes » fait le point

Nicolas Bonzom

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Quatorze listes s'affrontent pour les municipales à Montpellier (illustration)
Quatorze listes s'affrontent pour les municipales à Montpellier (illustration) — N. Bonzom / Maxele Presse

Après une campagne des plus mouvementées à Montpellier(Hérault), le premier round approche : le 1er tour des élections municipales, c’est dimanche. Les 135 bureaux de vote de la capitale héraultaise seront ouverts de 8 h à 20 h. A J-2, 20 Minutes fait le point sur les 5 chiffres clés du scrutin dans la capitale héraultaise.

154.000

C'est le nombre de personnes inscrites sur les listes électorales à Montpellier, soit un peu plus de 8.400 votants potentiels de plus que lors du scrutin de 2014. Pour éviter la propagation du coronavirus, pour chacun, la ville a prévu « un stylo personnel », afin de signer les listes d’émargement lors du passage devant l’urne. Il y aura même du rab : la commune a commandé 160.000 stylos noirs pour le 1er tour, et 160.000 rouges pour le deuxième tour, le 22 mars. Bidon de gel hydroalcoolique, savon à gogo et gants pour les personnes qui participent au dépouillement ont également été prévus.

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C’est le nombre de listes en lice pour les municipales à Montpellier. Un record, parmi les plus grandes villes de France. Mais pourquoi tant de postulants ? « Cela vient de l’éclatement des partis politiques, qui jouaient auparavant un rôle de filtre, explique le politologue montpelliérain Michel Crespy à 20 Minutes. Pour être candidat, il fallait l’investiture d’un parti, sous peine de n’avoir aucune chance. Ça a explosé avec le macronisme, et avant cela, à Montpellier, avec Philippe Saurel (divers gauche). Aujourd’hui, être investi, c’est plus un handicap qu’un avantage. Cela pousse des gens comme Mohed Altrad (divers) ou Rémi Gaillard (divers) à se présenter par exemple. »

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C’est le nombre de partis politiques, de mouvements ou de collectifs que 20 Minutes a compté dans la course aux municipales à Montpellier. Certains les ont plus ou moins mis en avant sur leurs affiches, d’autres n’en ont pas. Mais tous les grands partis se sont engagés sur ce scrutin : LREM, LR, PS, EELV, RN ou FI ont mis un candidat sur orbite. La campagne fut d’ailleurs le théâtre d’un déchirement sur plusieurs investitures : celle d’EELV, que Clothilde Ollier (écologiste) et Coralie Mantion (EELV) se sont disputées, ou celle du RN, qui a valu à Olaf Rokvam (RN) une fin de campagne mouvementée.

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C’est le nombre de femmes engagées dans la course à l’hôtel de ville à Montpellier, soit moins du tiers des candidats en lice : Coralie Mantion (EELV), Clothilde Ollier (écologiste), Alenka Doulain (divers gauche) et Sylvie Trousselier (extrême gauche). Elles sont par ailleurs toutes à gauche, et soutenues par l’extrême-gauche pour les deux dernières. Et très engagées en matière d’écologie, au moins pour les trois premières.

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C’est l’âge moyen des candidats engagés dans la course à l’hôtel de ville. Ce n’est pas vraiment en phase avec l’âge moyen des habitants de la capitale héraultaise : selon l’Insee, en 2016, 31,3 % des Montpelliérains avaient entre 15 et 29 ans, la tranche d’âge la plus importante en ville. Le plus jeune candidat est Kamy Nazarian (UPR), âgé de 23 ans. Le plus âgé est Mohed Altrad (divers), âgé de 72 ans… Si on part du principe que le patron du MHR est bien né en 1948, millésime qu’il indique dans sa biographie. Mais aucun document n’atteste de la véritable année de naissance du candidat, né dans une tribu de bédouins, dans le désert syrien. Sinon, Michel Chaynes (LO) a 71 ans.