Municipales à Montpellier : Dans le reste de la métropole, il va aussi y avoir du sport

ELECTIONS Vingt-neuf des trente et un maires en place se présentent face aux électeurs. Avec des enjeux locaux parfois très forts

Jérôme Diesnis

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Illustration d'un bureau de vote.
Illustration d'un bureau de vote. — C.Girardon / 20 Minutes
  • En 2014, tous les sortants qui se présentaient devant les électeurs parmi les 31 communes de la métropole avaient été réélus. Cette fois, le taux de renouvellement pourrait être plus bas encore : seuls deux maires ne se représentent pas.
  • Huit maires sont quasiment assurés d’être réélus. La liste dont ils sont à la tête est la seule en lice dans leurs communes.

Quatorze listes : Montpellier détient le record de candidatures en France métropolitaine parmi les 40 villes de plus de 100.000 habitants. Mais dans huit des 30 autres communes de la métropole (neuf avec le village de Montaud où le panachage des listes est autorisé), une seule est proposée aux électeurs. Seuls en piste à Baillargues, Beaulieu, Cournonsec, Murviel-lès-Montpellier, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry et Saint-Géniès des Mourgues, les sortants sont assurés de leur réélection. Sauf tempête lors du premier conseil municipal (qui élit le maire). Dans les autres communes en revanche, les dés ne sont pas jetés.

Les impôts au cœur de la campagne. Depuis 2016, Jean-Pierre Rico (DVD), le maire de Pérols (9.061 habitants), est en proie à une forte contestation. La hausse vertigineuse de 36 % des impôts locaux a eu du mal à passer auprès des habitants, alors qu’il avait été élu sur la promesse de ne pas les augmenter… Un collectif très actif – SOS Pérols – s’est depuis constitué. « C’était ça ou la mise sous tutelle de la commune. La ville de Pérols a triplé son endettement entre 2012 et 2014 », expliquait le maire en 2016. Ses adversaires pointent du doigt les embauches de cadres alors que la ville est exsangue financièrement et divers achats inutiles. Il va faire face à trois listes.

Première face aux électeurs. Ils se sont assis l’un comme l’autre dans le fauteuil de maire en cours de mandat. A Saint-Clément-de-Rivière (4.830 habitants), Laurence Cristol a succédé en 2018 à Rodolphe Cayzac, dont les relations s’étaient fortement dégradées avec sa majorité. Au cœur de cette élection, le projet d’implantation d’un magasin Decathlon, lequel fait l’objet de recours en justice par un collectif d’associations depuis plusieurs années. Le passage de témoin a été bien plus harmonieux à Castelnau-le-Lez (19.257 habitants) entre Jean-Pierre Grand et Frédéric Lafforgue (LR). Contraint de choisir en raison du non-cumul des mandats, le sénateur a opté en 2017 pour le palais du Luxembourg et transmis à son premier adjoint les clés de sa commune, dont il fut le premier magistrat pendant 34 ans. Son successeur fait face à deux autres listes.

Ca ferraille à Prades-le-Lez. Il a souvent été question d’équilibre entre tradition et modernisation, comme dans de nombreuses communes périurbaines de Montpellier qui connaissent une profonde mutation démographique et sociologique. Maire sortant de Prades-le-Lez (5.451 habitants), Jean-Marc Lussert fait face à forte opposition. Elle a longtemps été interne puisqu’une partie de ses colistiers sont entrés en dissidence en cours de mandat et sont regroupés dans l’une des listes en présence. Autant de candidats, ou plutôt de candidates (les trois autres têtes de liste sont des femmes), c’est unique dans la métropole, c’est une habitude ici : en 2014, c’est à l’issue d’une quadrangulaire que Jean-Marc Lussert a été élu.

Nouveau monde. Deux monuments locaux ont décidé de tirer leur révérence après 18 ans et trois mandats à la tête de leur commune. A Castries (6.105 habitants), Gilbert Pastor a décidé de passer la main. Deux listes sont en lice pour sa succession. Même chose au Crès. Lui aussi membre du parti socialiste pendant de longues années, Pierre Bonnal a décidé de prendre sa retraite politique. Là encore, deux listes sont en lice pour sa succession.