Municipales en Loire-Atlantique : Une commune sur trois n’aura qu’un seule liste candidate

ELECTIONS Dans plus de 80 communes, les électeurs auront un seul et unique bulletin à glisser dans l'urne, faute d'autres candidats

Frédéric Brenon

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Enveloppe mise dans une urne.
Enveloppe mise dans une urne. — A. GELEBART / 20 MINUTES
  • Toutes les communes de Loire-Atlantique présentent au moins une liste aux élections municipales des 15 et 22 mars.
  • Mais plus d’un tiers des communes comptant plus de 1.000 habitants n’ont qu’une seule candidature.
  • Dans ces villes, les électeurs n’auront donc pas le choix le jour du vote.

La préfecture de Loire-Atlantique a publié lundi le listing officiel des listes candidates aux élections municipales des 15 et 22 mars. Et si toutes les communes, même les plus petites, sont parvenues à présenter au moins une liste, la crise des vocations se fait tout de même lourdement sentir. En effet, pas moins de 82 communes de plus de 1.000 habitants (sur un total de 224), soit 36 % des mairies du département, n’ont enregistré qu’une seule et unique candidature. Faute de concurrents, un seul bulletin de vote sera donc proposé à ces électeurs le dimanche 15 mars. L’issue du scrutin sera sans suspense.

Une ville de plus de 10.000 habitants se trouve dans cette situation : Pontchâteau, à l’ouest de la Loire-Atlantique, dans laquelle seule la liste menée par la maire sortante Danielle Cornet postule à l’élection. Six autres villes de plus de 5.000 habitants sont dans le même cas de figure : Divatte-sur-Loire, Pont-Saint-Martin, Vallons de l’Erdre, La Chevrolière, Grandchamps-des-Fontaines et Ligné.

Un phénomène qui s'aggrave

Pour le reste, on peut également citer Mauves-sur-Loire, Le Bignon, Saint-Mars-du-Désert, Saint-Père-en-Retz, Legé, Nozay, Saffré ou même les stations balnéaires de La Bernerie et des Moutiers-en-Retz, par exemple. A noter qu’à Notre-Dame-des-Landes, le maire sortant, Jean-Paul Naud, est également le seul candidat à sa propre succession.

Désintérêt pour la chose publique, mauvaise image de la politique, poids des responsabilités, tutelle des intercommunalités, difficulté à respecter la parité hommes-femmes… Les raisons de cette crise de l’engagement sont multiples. Mais, si l’on regarde six ans en arrière, on s’aperçoit que le phénomène a sensiblement augmenté. En 2014, 58 communes de Loire-Atlantique comptant plus de 1.000 habitants, soit un quart (25,8 %), n’avaient qu’une seule liste candidate. Certaines, comme Legé, Saint-Colomban, Brains, Montbert ou Corcoué-sur-Logne sont des récidivistes.