Municipales 2020 à Rennes : Le POID mobilisé contre la fermeture de l’hôpital Sud

ELECTIONS Déjà candidat en 2014, où il avait obtenu 0,96 % des voix, Pierre Priet conduira la liste du Parti ouvrier indépendant démocratique aux élections municipales de mars

Jérôme Gicquel

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Déjà candidat aux municipales à Rennes en 2014, Pierre Priet avait obtenu 0,96% des voix.
Déjà candidat aux municipales à Rennes en 2014, Pierre Priet avait obtenu 0,96% des voix. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Le programme de Pierre Priet, candidat du Parti ouvrier indépendant démocratique à Rennes, est essentiellement axé sur la défense du service public.
  • Il refuse notamment la fermeture de l’hôpital Sud qui doit être transféré vers le CHU Pontchaillou.
  • « Les municipales vont être un vote sanction contre tous ceux qui soutiennent de près ou de loin la politique de Macron », assure le candidat du POID.

Dans les programmes des candidats aux municipales à Rennes, il est beaucoup question de nature en ville, d’aménagements pour les cyclistes ou de sécurité. Pas dans celui du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) dont la liste sera conduite par Pierre Priet. « Cela ne répond pas à l’urgence sociale qu’il y a dans ce pays », indique cet ancien électricien du bâtiment de 67 ans, désormais à la retraite.

Son cheval de bataille, c’est la défense du service public. A commencer par l’hôpital Sud de la ville, situé dans le quartier du Blosne, qui doit être transféré à l’horizon 2026 sur le site du CHU Pontchaillou. « Nous sommes fermement opposés à la fermeture et à la destruction de cet hôpital qui va entraîner la suppression de 400 lits », souligne Pierre Priet, estimant que l’établissement n’est pas aussi vétuste qu’on le laisse entendre.

« Les municipales seront un vote sanction contre Macron »

Pleinement mobilisé contre la réforme des retraites, Pierre Priet profite aussi de la tribune des municipales pour cogner contre la politique du gouvernement qui « bafoue les droits de la population ». « L’urgence est telle que les municipales vont être un vote sanction contre tous ceux qui soutiennent de près ou de loin la politique de Macron », assure-t-il.

Déjà candidat en 2014, Pierre Priet avait recueilli seulement 0,96 % des voix lors des dernières municipales, terminant bon dernier du scrutin. A l’approche de l’élection, il se fixe donc des objectifs relativement « modestes mais politiquement ambitieux ». « Notre ambition est d’aider à organiser la bataille », assure-t-il.

Il propose la gratuité totale des transports publics

Engagé dans un combat national, Pierre Priet n’en oublie pas pour autant qu’il est engagé dans un scrutin local. S’il est élu maire, il proposera ainsi « la gratuité totale des transports publics », en prenant d’abord soin de remunicipaliser sa gestion et d’écarter ainsi Keolis. « Il faut que tous les services à la population soient réalisés par la ville et non pas par des multinationales, souligne le candidat. C’est valable pour les transports mais aussi les ordures ménagères ou la gestion des grands équipements ».

Le POID s’inquiète enfin de la flambée des prix de l’immobilier à Rennes « qui chasse les gens en périphérie lointaine ». Le parti d’extrême gauche propose ainsi « d’agir pour la baisse des loyers », sans forcément expliquer comment il va s’y prendre. « Il faut aussi interdire les expulsions ainsi que les démolitions de HLM, il faut réhabiliter à condition de reloger tous les locataires sans hausse de loyer », souligne Pierre Priet.