Municipales 2020 à Nice: Le sport, à petite ou plus grande échelle selon les candidats

POLITIQUE 5/7 « 20 Minutes » aborde chaque semaine un thème de la campagne des municipales à Nice. Aujourd'hui, les infrastructures sportives

Fabien Binacchi

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Le Palais des expositions deviendra-t-il, entre autres, un palais omnisports ?
Le Palais des expositions deviendra-t-il, entre autres, un palais omnisports ? — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Les municipales se tiennent les 15 et 22 mars 2020. Chaque lundi, 20 Minutes abordera un thème de la campagne. Aujourd’hui, les infrastructures sportives.
  • Nice est championne de France du budget alloué à sa politique sportive.
  • Christian Estrosi prévoit notamment la création d’un palais omnisports alors que plusieurs de ses concurrents proposent plutôt de créer des petits équipements de quartier.

La dernière étude de l’institut Montaigne la fait monter sur la première marche du podium. Avec 71,6 millions d’euros investis en 2017 pour sa politique sportive, soit 208,9 euros par habitant, Nice surclasse les dix autres grandes villes de France. Elle dépense deux fois plus par administré que Paris notamment.

Certains candidats veulent une rénovation de l’existant (comme ici, la piscine Jean-Bouin)
Certains candidats veulent une rénovation de l’existant (comme ici, la piscine Jean-Bouin) - ANP / 20 Minutes

Pour son éventuel troisième mandat, Christian Estrosi compte sur la mise en place d’une « maison sport-santé » et d’un « grand programme à destination des enfants dans les écoles avec l’apprentissage de la natation et du vélo ». Il entend « poursuivre l’accueil de grands événements sportifs ». Le candidat-maire LR propose aussi « la rénovation des infrastructures existantes, notamment les piscines et Jean-Bouin » et de « continuer le développement des équipements ». Dans ses cartons ? « La création d’un centre aquatique, d’un vélodrome, d’une patinoire et d’une salle omnisports » capable d’accueillir aussi des spectacles dans l’actuel palais des expositions.

«Le bilan pour le sport de proximité est particulièrement pauvre»

Une proposition à laquelle s’oppose Patrick Allemand. Le socialiste est « hostile à l’idée d’intégrer dans [ce site] des activités qui n’ont rien à voir les unes avec les autres » évoquant aussi un « musée du Carnaval » que Christian Estrosi verrait aussi bien là. Pour laliste Nice au cœur, c’est dans la vallée du Var, où sont regroupés l’Allianz Riviera, le stade des Arboras, le club hippique, la piscine Camille-Muffat, le Staps et le stade Charles-Ehrmann, « que doit se construire un palais des sports digne de ce nom ».

Pour ViVA ! (DVG), qui reproche à Christian Estrosi de ne prioriser que « le football d’élite, le Tour de France ou les autres sports médiatisés », pas question de palais des sports. « Le bilan de la municipalité pour le sport de proximité est particulièrement pauvre, tacle la liste portée par Mireille Damiano, qui propose de « multiplier les projets sportifs de quartier ».

Valéry Sohm (UPR), aussi, « prévoit un axe d’infrastructures sportives sur un parcours vert continu, notamment dans les quartiers populaires ». Et la candidate voudrait « accompagner ces équipements d’une heure d’éducation à l’hygiène de vie alimentaire par semaine dans toutes les écoles ».

«Nous remettrons toute la méthode des subventions à plat»

Benoît Kandel (DVD), lui, pointe l’importance « de bien entretenir ce qui a été déjà été livré car ce type de structure se détériore assez vite ». « Il faut aussi se préoccuper de la mise aux normes des installations existantes », dit-il évoquant les skateparks de Jean-Bouin et de Nice Nord, « cher mal conçu » ainsi que le terrain de foot du nouveau stade du Ray « pas assez grand ».

« Au-delà des infrastructures qui demandent à être rénovées pour un certain nombre », le candidat RN Philippe Vardon pointe, lui, « le rapport entre la municipalité actuelle et les clubs ». « Nous remettrons toute la méthode des subventions à plat, sans toucher au montant global des aides, mais en les distribuant selon le rôle objectif de chaque structure, et pas selon leur proximité politique », attaque-t-il.

La liste Nice écologique (EELV-AEI), portée par Jean-Marc Governatori et Juliette Chesnel-Le Roux, a annoncé dimanche soir l’arrivée dans ses rangs de Christian Razeau qui menait jusque là une liste du Parti animaliste et du Mouvement hommes, animaux et nature, qu’il administre. Il « sera porte-parole des questions sur la condition animale pour la liste », précise Nice écologique qui n’a pas communiqué de propositions sur le thème du sport.