Municipales 2020 à Marseille : Altercation entre les équipes de Vassal (LR) et de Gilles (DvD) lors d’un collage d’affiche

MUNICIPALES 2020 Les équipes de Bruno Gilles, divers droite, et de Martine Vassal, les Républicains, s’accusent mutuellement d’agression de colleurs d’affiches

Adrien Max

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Des affiches de campagne électorale à Marseille.
Des affiches de campagne électorale à Marseille. — Adrien Max / 20 Minutes

Guerre d’affiches à Marseille. Les deux candidats de la droite, Bruno Gilles (DvD) et Martine Vassal, (LR), s’accusent mutuellement d’une agression de colleurs d'affiches, ce vendredi matin à Marseille.

Bruno Gilles annonce « suspendre l’affichage de sa campagne électorale à la suite de menaces et agressions répétées à l’encontre de ses afficheurs bénévoles ». « Mes équipes d’afficheurs ont fait l’objet de menaces graves et répétées par les colleurs d’affiches de Martine Vassal. L’un de mes afficheurs a fait l’objet d’une agression physique violente à proximité de la mairie des 4e et 5e arrondissements », dénonce-t-il par communiqué. La maire du secteur, et candidates sur les listes de Bruno Gilles, Marine Pustorino, a demandé à Jean-Claude Gaudin, l’actuel maire, une mise sous protection de la mairie. Ils dénoncent des intrusions de la part des équipes de Martine Vassal au sein de bâtiments municipaux.

Guerre de communiqués

Quelques minutes plus tard Jean-Philippe Agresti, tête de liste de ce secteur pour Martine Vassal, regrettait par communiqué une « altercation, instiguée par les provocations de l’équipe de M. Gilles à l’issue de laquelle notre militant a dû être transporté à l’hôpital ».

Il met cette agression sur le dos de « difficulté dans les sondages et [de] manque de notoriété » et regrette « ces méthodes d’un autre temps de Bruno Gilles qui rappellent les pires heures de l’histoire politique marseillaise ». Fait-il référence à la mort d’Ibrahim Ali, un jeune marseillais d’origine comorienne assassiné il y a 25 ans jour pour jour par des colleurs d’affiches du FN ? Il y a quelques jours, Martine Vassal avait porté plainte contre une militante en possession d’un couteau à beurre dans son sac.