Municipales 2020 à Rennes : Le Rassemblement national veut faire son entrée au conseil municipal

ELECTIONS Conseiller régional, Emeric Salmon défendra les couleurs du parti de Marine Le Pen dans la capitale bretonne

Jérôme Gicquel

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Conseiller régional depuis 2015, Emeric Salmon veut désormais faire son entrée au conseil municipal de Rennes.
Conseiller régional depuis 2015, Emeric Salmon veut désormais faire son entrée au conseil municipal de Rennes. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Emeric Salmon, 46 ans, portera la liste du Rassemblement national pour les municipales à Rennes.
  • Dans une ville traditionnellement hostile au parti de Marine Le Pen, il espère faire son entrée au conseil municipal.
  • Il propose notamment l’armement de la police municipale et le triplement de ses effectifs.

Dans une ville traditionnellement hostile au Rassemblement national, il sait pertinemment qu’il ne sera pas élu maire. Mais Emeric Salmon ne se décourage pas et compte bien faire entendre sa voix pour les municipales à Rennes. Son objectif : « avoir des élus au conseil municipal » et « préparer le terrain pour l’avenir ».

Il faudra pour cela atteindre la barre des 10 % de suffrages exprimés pour se maintenir au second tour. « On sait que ce sera dur mais on peut le faire » indique le candidat, se référant aux résultats des élections régionales de 2015 où le Front national avait recueilli 11,16 % des voix dans la capitale bretonne.

C’est d’ailleurs lors de ce scrutin qu’Emeric Salmon, 46 ans, a fait ses premiers pas sur la scène politique, chaperonné par la tête de liste Gilles Pennelle. Ce dernier cherchait alors à faire émerger de nouvelles têtes pour incarner le mouvement en Bretagne, et notamment à Rennes. Son élection, comme onze autres membres de la liste, comme conseiller régional lui a ainsi permis de « gagner en visibilité et en notoriété », indique-t-il.

Pas de local de campagne ni de réunion publique

Mais dans la grande ville qui vote le moins pour le Rassemblement national après Paris, il n’est pas simple de faire campagne pour le candidat Salmon. Pour éviter les dégradations subies par son prédécesseur Gérard de Mellon en 2014, il a ainsi choisi de ne pas avoir de permanence. Il ne tiendra pas de réunion publique non plus avant le premier tour le 15 mars. La faute selon lui à « l’extrême gauche violente qui s’attaque à tous les mouvements politiques qui ne lui plaisent pas ».

Avec ses équipes, il est toutefois présent sur le terrain pour tracter sur les marchés et faire du porte à porte. Et c’est sans surprise sur le thème de la sécurité que le candidat du Rassemblement national tape le plus fort, proposant notamment d’armer la police municipale et de tripler ses effectifs d’ici à la fin du mandat. « La situation se dégrade à Rennes en matière de sécurité et la voix du Rassemblement national manque sur ces sujets au conseil municipal », assure-t-il.

En attendant de dévoiler sa liste et son programme, il avance aussi comme mesures la réduction du nombre d’adjoints au maire à douze (contre dix-neuf actuellement) ainsi que la gratuité des transports tous les samedis pour encourager la fréquentation des commerces du centre-ville.