Municipales 2020 à Marseille : La gauche part divisée dans le secteur du RN Stéphane Ravier

POLITIQUE Deux candidats de gauche, Mohamed Bensaada et Jérémy Bacchi, font campagne dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille, face au RN Stéphane Ravier

J.S.-M. et M. Cei.

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A Marseille, la gauche présentera deux listes dans le secteur du candidat du Rassemblement National Stéphane Ravier.
A Marseille, la gauche présentera deux listes dans le secteur du candidat du Rassemblement National Stéphane Ravier. — Alain ROBERT/SIPA

Un boulevard pour Stéphane Ravier ? Après des semaines de tractations et quelques revirements, la rupture semble définitive entre le Printemps marseillais et les autres forces de gauche, dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille. Il ne devrait pas y avoir d’union de la gauche dans le secteur conquis par l’extrême droite en 2014.

« La rupture est consommée. Elle l’a été par le Printemps marseillais, quand ils sont passés en force pour présenter leur candidat, en raison d’un deal interne avec le Parti communiste », s’agace Sébastien Barles auprès de 20 Minutes, ce mercredi. Le candidat EELV à la mairie de Marseille soutient, dans les 13e et 14e arrondissements, la liste menée par Mohamed Bensaada, également soutenu par La France insoumise.

Le Printemps Marseillais (union de plusieurs mouvements de gauche, dont le Parti socialiste et Génération-s), a au contraire investi Jérémy Bacchi, secrétaire départemental du Parti communiste dans les Bouches-du-Rhône.

Stéphane Ravier satisfait

Le communiste, déjà candidat dans le secteur en 2014, se présente comme « un éternel optimiste » et affirme que les prochains sondages pourraient rebattre les cartes, encore une fois. « Si Sébastien Barles est donné à 25 % dans le prochain sondage et nous à 10, l’équation gagnante, ce ne sera pas moi. Mais si nous sommes à 18 ou 19… », estime Jérémy Bacchi. Les listes doivent être déposées avant le 27 février à 18 heures.

En attendant, deux candidats de gauche font campagne dans les 13e et 14e arrondissements… Et l’ancien maire de secteur Stéphane Ravier se frotte les mains : « Il n’y a rien de Marseille dans ces tractations, lance le candidat du Rassemblement national. Les Marseillais s’en moquent totalement, ils attendent autre chose que des querelles de partis. »