Municipales 2020 à Montpellier : Quels candidats veulent cumuler (ou pas) la mairie et la métropole ?

POLITIQUE La plupart des candidats souhaitent cumuler les deux postes à Montpellier

Nicolas Bonzom

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Le logo de la métropole de Montpellier (illustration)
Le logo de la métropole de Montpellier (illustration) — N. Bonzom / Maxele Presse
  • A Montpellier, la plupart des candidats indiquent qu’ils souhaitent être à la fois maire de Montpellier et président de la métropole. C’est le cas d’Alex Larue, de Patrick Vignal, de Michaël Delafosse, d’Olak Rokvam, de Mohed Altrad et de Kamy Nazarian.
  • Pour Jean-Louis Roumégas et Coralie Mantion, le débat n’est pas tranché.
  • Ceux qui militent contre le cumul des mandats de maire et de président de la métropole ne sont pas nombreux : Alenka Doulain, Clothilde Ollier et Rémi Gaillard.

En 2014, Philippe Saurel (divers gauche), aujourd’hui maire et président de la métropole de Montpellier, avait promis d’être un « maire à plein temps », réservant la présidence de l’agglomération à Max Lévita (divers gauche). Une fois élu, son engagement s’est envolé, il a pris la tête de l’intercommunalité, et a créé la métropole.

A moins de six semaines des municipales, quelle est la position des candidats à ce sujet ? Souhaitent-ils cumuler les postes de maire et de président de la métropole ?

Altrad, Delafosse, Larue, Vignal, Rokvam et Nazarian veulent cumuler les postes

Il y a ceux qui ont choisi : ils occuperont les deux postes. C’est le cas de Mohed Altrad (divers), qui souhaite être à la tête des deux collectivités. Tout comme Michaël Delafosse (PS). « Le maire de Montpellier doit être le président de la métropole, confie le candidat socialiste. On a tous un mauvais souvenir des conflits qui ont pu exister. En revanche, je suis pour que le président de la métropole ait un premier vice-président chargé des relations avec les communes, et que l’on rende du pouvoir aux maires. »

Alex Larue (LR) souhaite lui aussi que le maire soit le président de la métropole. Mais avec quelques garde-fous tout de même. « Je suis prêt à mettre en place une gouvernance avec des droits de veto renforcés, et des outils pour éviter tout comportement autocratique », confie le conseiller municipal d’opposition.

« Plus de pouvoir aux maires »

Patrick Vignal sera lui aussi maire et président de la métropole. Mais avec, là encore, quelques aménagements, indique-t-il. « Les chefs à plume, ceux qui font tout à la ville et à la métropole, c’est fini, confie l’ancien député. Être maire et président de la métropole, cela demande obligatoirement d’avoir sept maires de quartiers à Montpellier. » Patrick Vignal souhaite lui aussi « plus de pouvoir aux maires » des communes.

Kamy Nazarian (UPR) ambitionne également d’occuper les deux postes. « Les politiques envisagées entrent dans leur immense majorité dans le champ des compétences de la métropole, il est donc très important de s’assurer de la poursuite de leur réalisation à ce niveau-là », confie le candidat. Olaf Rokvam (FN) trouve quant à lui « normal » d’être aussi président de la métropole. « Mais une chose est certaine, 100 % des postes de vice-présidents iront aux maires des communes qui composent la métropole, dans la mesure où ils veulent travailler ensemble et dans l’intérêt de la métropole », souligne-t-il.

Pour Coralie Mantion et Jean-Louis Roumégas, rien n’est tranché

Pour certains, ce n’est pas encore tranché. Coralie Mantion (EELV) souligne que ce sujet fait débat, parmi ses soutiens. « Cela peut très bien être deux personnes différentes, mais il faut absolument qu’elles soient issues de la même famille politique, sinon, cela ne fonctionne pas, indique la militante écologiste. Cela dépendra de la situation, et des personnes qui veulent se présenter à la présidence de la métropole. »

Jean-Louis Roumégas (dissident EELV) a une posture similaire sur ce débat. « Nous n’avons pas de position a priori, cela dépendra de la situation politique au soir de l’élection, le 22 mars, indique l’ancien député. Mais ce qu’il faut à tout prix c’est qu’il y ait une harmonie parfaite entre la ville et la métropole, sinon, cela ne peut pas fonctionner. Cela peut passer par le fait que ce soit les mêmes personnes qui occupent les deux postes, ou par une entente parfaite dans les deux exécutifs. »

Alenka Doulain, Clothilde Ollier et Rémi Gaillard ne souhaitent pas cumuler les postes

Et puis il y a ceux qui ne veulent pas cumuler les deux postes. Et ils sont peu nombreux. C’est le cas d’Alenka Doulain (Nous sommes). « On considère que ces deux fonctions sont de trop grande importance, il faut s’y consacrer à plein temps, indique la candidate. C’est le conseil métropolitain qui décidera de sa présidence. Il y a deux options : soit deux personnes, élues de la ville-centre, qui se répartissent les fonctions de maire et de président, soit on donne cette fonction-là à un maire de la métropole. »

Clothilde Ollier (dissidente EELV) penche également pour le non-cumul des deux postes. Mais pour l’instant, la candidate n’a encore fléché personne pour le siège métropolitain, sa liste n’étant pas encore bouclée. Rémi Gaillard (sans étiquette), enfin, indique de son côté qu’il ne se « présente pas à la métropole, mais à Montpellier ».