Municipales 2020 à Lyon : Querelle interne autour de la résiliation du contrat Rhônexpress, navette qui dessert l’aéroport

TRANSPORTS Vinci, accusé de pratiquer des tarifs trop élevés pour se rendre à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, pourrait perdre le contrat. Ce qui n’est pas du goût de Gérard Collomb

C.G.

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Les rames de Rhonexpress transportent jusqu'à 2500 voyageurs chaque jour.
Les rames de Rhonexpress transportent jusqu'à 2500 voyageurs chaque jour. — E. FOUDROT / 20 Minutes

La résiliation du contrat Rhônexpress, tramway desservant l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, pourrait bien s’inviter dans la campagne pour les élections métropolitaines. David Kimelfeld, président de la collectivité, avait annoncé il y a quelques semaines, vouloir avant la fin du mandant mettre un terme au contrat unissant le SYTRAL (organisme qui gère les transports en commun de Lyon) et Vinci, le mandataire, faute d’avoir trouvé un accord sur la baisse des tarifs pratiqués.

C’était sans compter sur Gérard Collomb, maire sortant de Lyon, qui lors d’un point presse sur les questions de mobilité, a remis la question de la conciliation sur le tapis. « Si on ne trouve pas de solution, il faut une médiation », a-t-il expliqué. Des propos qui ont immédiatement hérissé David Kimelfeld, qui s’est empressé de le recadrer par voie de communiqué.

« Je ne vois pas d’autres issues que la résiliation »

« Gérard Collomb oublie trop souvent qu’il est administrateur du SYTRAL et élu de la Métropole. En proposant une médiation, il prend une position contraire à la fois à l’intérêt du SYTRAL dont il est administrateur et à celui de la Métropole dont il est élu », a jugé l’élu, accusant son adversaire politique d' « affaiblir la position de la Métropole dans la négociation ».

La question de la résiliation de Rhônexpress sera tranchée au cours du prochain conseil syndical du SYTRAL du 21 février. « Au regard des derniers éléments transmis par Rhônexpress, je ne vois pas d’autres issues que la résiliation », poursuit David Kimelfeld précisant que « le service continuera d’être opéré par la société CFTA du groupe Transdev ».